La réforme des soins de santé mentale est un succès

La réforme des soins de santé mentale est un succès

Le SPF Santé publique a évalué pour la première fois les résultats de la réforme des soins de santé mentale baptisée "Psy 107". Et ses conclusions sont plutôt positives.

Initiée en 2010, la réforme de la santé mentale, baptisée "psy 107", avait pour but d’améliorer les soins de santé, mais surtout d’éviter au maximum l’hospitalisation. Les premiers résultats datent de 2014 et étaient déjà prometteurs. Le SPF Santé publique, qui a financé le projet, en est désormais sûr : la réforme est un succès.

La réforme fonctionne

"L’objectif était de donner au patient les soins adaptés au bon endroit et le plus rapidement possible. Donc de soigner de préférence aussi longtemps que possible dans le propre environnement de confiance et éviter l’hospitalisation", expliquent, au Soir, les auteurs du rapport. L’idée était également d’offrir de meilleurs soins en santé mentale par la réalisation de circuits et réseaux de soins. Et la réforme semble fonctionner. En effet, le nombre de patients pris en charge à domicile par des équipes mobiles a considérablement augmenté. A contrario, les hospitalisations semblent avoir diminué. Concernant les réseaux, "ils ont des résultats. La collaboration entre réseaux et médecins généralistes, ainsi qu’avec les autres partenaires est en bonne voie. On constate beaucoup de bonnes pratiques, de plus en plus de bons exemples de collaboration autour du patient et au bénéfice des patients."

Meilleure resocialisation

Ces patients ont également davantage accès à des logements fournis par des agences de location traditionnelles et ne doivent donc plus systématiquement se tourner vers des agences "spécialisées pour les fous". Sur ce point, le rapport indique : "Il y a beaucoup plus de resocialisation et que les personnes qui souffrent de problèmes psychiatriques sont réintégrées autant que possible directement dans la société. Le logement et le travail sont des éléments importants. Il faut si possible : utiliser les canaux habituels et ne pas créer des habitations ou du travail uniquement destinés aux patients psychiatriques."

Bémols

En plus des moyens financiers restreints, plusieurs bémols subsistent : attente considérable pour qu’un patient puisse voir un psychiatre, manque d’offre de prise en charge, des patients psychiatriques parfois délaissés, une offre de lits trop restreinte dans les hôpitaux...

"Psy 107"

Pour rappel, la réforme "psy 107" a été mise en place en 2010 et financée par le SPF Santé publique. L’idée était de désinstitutionnaliser les soins de santé mentale en la faisant évoluer vers une politique de soins intégrés. En fermant des lits dans les hôpitaux psychiatriques et les établissements de soins, les moyens ont été réaffectés dans les équipes mobiles qui ont pour objectif le traitement à domicile des problèmes psychiatriques aigus ou chroniques. Dans le but de fournir la meilleure qualité de soins au patient, dans son milieu de vie, un réseau s’est développé entre les acteurs. Les proches, l’usager, les équipes ambulatoires assurent ainsi la prise en charge et la continuité des soins.

La rédaction



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