La Wallonie en état d'urgence sociale ?

La Wallonie en état d'urgence sociale ?

Afin de sensibiliser au contexte social difficile et de pousser l’exécutif à trouver de vraies solutions, le président du CPAS d’Ecausinnes tire la sonnette d’alarme et déclare la Wallonie en Etat d’urgence sociale.

Le conseil d’action sociale a adopté une motion décrétant l’état d’urgence sociale en Wallonie, suite à une journée de réflexion que le CPAS avait menée avec le service social, les conseillers et les grades légaux du CPAS. Un constat inquiétant est ressorti de cette journée, concernant la situation sociale et économique autant à Écaussinnes qu’en Wallonie. En effet, la précarité continue de gagner du terrain dans la région : la crise du logement se fait ressentir, le chômage est toujours présent et les moyens des CPAS stagnent. Même si décréter l’état d’urgence sociale reste symbolique, le président du CPAS espère que cela éveillera les consciences des gouvernements afin de trouver des solutions.

Un constat inquiétant

« Pour ne prendre que quelques chiffres parmi beaucoup d’autres, le taux de pauvreté en Wallonie est aujourd’hui de 18,3 %, soit davantage que la moyenne européenne qui est de 17,3 %. Ce qui place malheureusement la Wallonie comme véritable terre de précarité. La pauvreté des enfants est quant à elle particulièrement interpellante, car elle se situe à 20,4 %, ce qui donne un message négatif aux générations futures » s’inquiète Thierry Severs, le président du CPAS, dans les colonnes de la DH. C’est suite à ce constat qu’il a décidé de décréter l’Etat d’urgence social en Wallonie, afin d’interpeller les gouvernements. « Cette mesure est certes symbolique, mais nous espérons qu’elle fera boule de neige. De vraies solutions doivent être mises en œuvre pour sortir de la précarité une partie importante de la population wallonne, ou éviter qu’elle n’y tombe. »

Un manque de moyens pour les CPAS

Une question pourrait être soulevée : que font les CPAS pour endiguer la situation ? Les budgets des CPAS n’augmentent pas, contrairement à la pauvreté et à la précarisation de la population. « Transférer vers les CPAS une série de problèmes, sans y adjoindre les budgets nécessaires suffisants, est une fuite en avant qui ne peut que, à terme, se traduire pas encore plus de précarité, plus d’exclusion et moins de solidarité », relève le président du CPAS. «  L’exemple le plus emblématique, mais loin d’être le seul, est certainement l’exclusion de personnes du bénéfice des allocations d’insertion ou de chômage qui n’ont plus comme seule solution que de venir frapper à la porte des CPAS » explique Thierry Severs.

La Rédaction



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.