Le Brabant-Wallon en déficit de lits

Le Brabant-Wallon en déficit de lits

Le Brabant-Wallon bénéficiera de 8 millions d’euros afin de créer des lits supplémentaires. Nécessaire, mais aussi insuffisante, cette enveloppe aura du mal à pallier le déficit de 665 lits de la province.

En Belgique, particulièrement en Wallonie, un des problèmes sociétaux majeur est le vieillissement de la population et surtout, le manque de places pour accueillir comme il se doit ces ainés. Il y a peu, le ministre en charge, Maxime Prévot, annonçait son plan d’action concernant le secteur. D’ici 2020, le gouvernement wallon a décidé de débloquer une enveloppe de 187 millions d’euros. Ce budget servira tout d’abord à rénover les lits qui existent déjà, mais aussi à la construction de nouveaux. Le Brabant Wallon devrait toucher 8 millions d’euros dans le cadre du plan d’action du ministre. Somme qui est jugée insignifiante, au vu de l’ampleur du problème. En effet, la province est déjà en déficit de 665 lits.

Une aide infime

Certes, les 187 millions débloqués par le ministre seront bénéfiques au secteur, l’objectif étant de créer 677 lits supplémentaires en Wallonie. Mais comment pleinement aider les maisons de repos quand certaines provinces ont déjà un énorme déficit en termes de place ? En effet, d’après Le Soir, le Brabant-Wallon n’atteindrait pas le nombre de lits en home prévu par l’article 1411 du Code réglementaire wallon de l’action sociale et de la santé. La province fait état d’un déficit de 655 lits. Malgré ces chiffres, elle ne disposera que de 8 millions d’euros pour ses maisons de repos.

Un secteur en difficulté

D’autres indicateurs sont à noter afin de se rendre compte de l’état du secteur dans le Brabant Wallon. Comme le précise Le Soir, la part de lits gérés par le secteur public (23,5%) est en dessous de la moyenne wallonne (27,43%). De plus, certaines communes ne bénéficient même plus de home. Ainsi, Beauchevain, Court-Saint-Etienne et Ramillies n’ont plus de maison de repos ni publique ni privée.

Dans l’impasse ?

Malgré la situation, des solutions sont envisageables. André Antoine explique au journal Le Soir qu’il aimerait que " le gouverneur du Brabant wallon réunisse les forces vives de la Province en vue de définir une vision à long terme pour le bien-être des aînés". Selon lui, il est possible de créer des maisons Abbeyfield, dont le concept est de rassembler des personnes âgées souhaitant créer du lien et partager avec d’autres personnes.

La Rédaction



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