Le bracelet électronique plus efficace contre la récidive

Le bracelet électronique plus efficace contre la récidive

Seuls 5% des délinquants placés sous surveillance électronique seraient récidivistes, contre 18% des détenus en prison.

Une étude menée par l’Institut National belge de Criminalistique et de Criminologie (INCC) et l’Instituut voor Strafrecht & Criminologie de Leyde révèle que le bracelet électronique diminuerait significativement les risques de récidive chez les délinquants.

Moins de récidive pour les détenus portant un bracelet électronique

Réalisée sur 5.381 délinquants belges condamnés à une peine allant de 6 mois à 3 ans, l’étude a prouvé que les détenus placés sous surveillance électronique étaient moins nombreux à récidiver que ceux séjournant derrière les barreaux. Sur les 5.381 détenus pris en compte, 4.307 purgeaient leur peine en prison alors que les 1.074 portaient un bracelet électronique. Dans l’année suivant la remise en liberté, ces derniers étaient beaucoup moins nombreux dans la part des récidivistes : seulement 5% des détenus sous surveillance électronique, contre 18% de récidives pour les personnes détenues en centre pénitentiaire. Ces chiffres se confirment sur un délai de 3 à 5 ans, ces segments s’élevant respectivement autour de 20% d’une part, et 40% d’autre part des récidives.

Disparités dans les opportunités de réintégration sociale

A première vue, il apparaît que les personnes purgeant une peine en portant un bracelet électronique auraient beaucoup moins tendance à replonger par la suite dans la délinquance. Pour les chercheurs, d’autres études sont nécessaires pour compléter ces données préliminaires et comprendre les raisons d’une telle disparité. En effet, il reste à déterminer dans quelle mesure les centres de détention limiteraient les opportunités de réinsertions des détenus par rapport aux peines de surveillance électronique. Plus précisément, on peut supposer que le bracelet électronique impliquerait moins de discrimination et un meilleur soutien des détenus sur la voie de la réinsertion sociale, notamment grâce à la proximité de leur entourage. Une question qui mérite réflexion, alors que les aides fédérales à la réinsertion des détenus en Belgique souffrent de graves coupes budgétaires cette année. Notamment sur la sellette, la suppression des aides aux études supérieures pour les détenus en centres pénitentiaires.



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