Le cabinet de Madrane perquisitionné

Le cabinet de Madrane perquisitionné

Le cabinet du ministre en charge de l’Aide à la jeunesse, Rachid Madrane, a été perquisitionné ce jeudi matin en lien avec une enquête sur une affaire de trafic de mineurs en provenance de la république démocratique du Congo.

Récemment reconnu pour son initiative en ce qui concerne le budget pour les bébés dits « parqués », Rachid Madrane, le ministre en charge de l’Aide à la Jeunesse a vu son cabinet être perquisitionné cette semaine, dans le cadre d’une enquête liée à un trafic de mineurs congolais. Contacté par le Guide Social, l’attachée de presse du ministre nous a donné plus de précisions.

Pourquoi Rachid Madrane ?

Quatre perquisitions ont été menées ce jeudi 1er décembre : trois à Bruxelles et une à Liège. Le cabinet du ministre précise dans un Communiqué qu’il s’agit « d’une procédure normale, au vu de la gravité des accusations pesant sur Madame M. et du fait que le Parquet souhaitait pouvoir garantir la simultanéité des perquisitions menées ce jour dans le cadre de cette affaire. Contrairement à une information qui circule dans la presse, elle ne vise aucun collaborateur du Cabinet. »

« Etant donné que les faits se seraient déroulés dans le cadre de procédures d’adoption internationale en République Démocratique du Congo (RDC) engagées sous la législature précédente, le Cabinet du Ministre Madrane est concerné comme tutelle sur l’Autorité Centrale Communautaire (ACC) compétente en matière d’adoption pour l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Cabinet n’intervient aucunement dans les décisions d’adoption. Les adoptions internationales font l’objet d’une décision judiciaire. Ces décisions se basent sur des contrôles dans le pays d’origine et en Belgique, qui impliquent tant l’Autorité Centrale Communautaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles que les Affaires Etrangères et la Justice. »

L‘enquête

L’enquête en cours concerne une directrice d’orphelinat de Kinshasa, Madame M., qui devait remettre des enfants à des familles belges en novembre 2015. Or, Madame M. est suspectée d’avoir kidnappé et détenu 11 enfants, en échange d’une somme d’argent considérable. Un autre dossier a également été ouvert à son encontre, pour trafic d’êtres humains commis envers des mineurs : 3 des 11 enfants adoptés par les familles belges n’étaient pas éligibles aux critères d’adoption internationales et feraient l’objet d’un mandat de recherche de la part des autorités congolaises.



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