Le Centre Coordonné de l’Enfance a trouvé un repreneur

Le Centre Coordonné de l'Enfance a trouvé un repreneur

Le Centre Coordonné de l’Enfance, à Charleroi, en difficulté économique, a trouvé un repreneur.

Le Centre Coordonné de l’Enfance, qui connaissait des troubles financiers, va être repris par l’Intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi (ISPPC). Cette dernière reprendra les rênes le 1er octobre. Créé en 1996, le Centre accueille des enfants de 0 à 12 ans et emploie environ 300 professionnels.

Une reprise dans les valeurs du Centre

La reprise du Centre par l’ISPPC n’aura pas d’impact sur le personnel et se veut dans l’harmonie des valeurs de l’institution. Premièrement, l’institution est déjà active dans le milieu de la petite enfance et dans le secteur non-hospitalier, puisque le centre coordonné accueille environ 1450 enfants par jour. Ensuite, il y a eu la volonté de maintenir les emplois, tant qualitativement que quantitativement. C’est chose faite, puisque les 260 emplois, dont 200 ETP (équivalents temps plein) seront maintenus et aucune structure ne fermera ses portes ou ne verra de changements tarifaires.

Une institution connue dans le milieu

Le centre coordonné est présent dans sept communes : Aiseau-Presles, Châtelet, Gerpinnes, Fleurus, Charleroi, Morlanwelz et Thuin. Il opère dans trois « secteurs », hormis la formation : l’accueil des 0-3 ans, les garderies dans 48 écoles des réseaux communal et libre, l’animation en période de vacances avec 7 centres de loisirs et un service de garde pour les enfants malades. Cette reprise fera de l’ISPPC la plus importante structure d’accueil de l’enfance en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Un secteur en manque de reconnaissance et de places

Le milieu de la petite enfance est en manque cruel de reconnaissance et de soutien, tant en Wallonie qu’à Bruxelles. Même s’il y a eu récemment une avancée en la matière, le statut des accueillants n’est toujours pas clairement déterminé, ce qui pose des soucis de rémunération, entres autres. En 2015, seulement 59 crèches ont été créées dans le Brabant-Wallon. Natacha Verstraeten, présidente de l’ONE Brabant-Wallon, appelait à une réforme du secteur en mai dernier. A la capitale, malgré les différents plans mis sur pieds, la pénurie de place dans les crèches est un problème récurrent, encore non résolu.



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