Le code de déontologie, fil conducteur du travail des psychologues

Le code de déontologie, fil conducteur du travail des psychologues

Tous les psychologues agréés, quels que soient leur statut, secteur ou règlement de travail, sont juridiquement liés par un code de déontologie, qui les guidera vers une pratique professionnelle respectueuse de l’éthique.


- L’éthique professionnelle des travailleurs sociaux mise à mal

- Les CPAS face au secret professionnel

Les dispositions déontologiques du psychologue ont pour objectifs d’assurer la protection du public, de préserver la dignité et l’intégrité de la profession ainsi que de garantir la qualité des services fournis par les porteurs du titre de psychologue

Un code pour plus de respectabilité de la profession

Comme le relève sur sont site web la Commission des psychologues, le code de déontologie associé au titre de psychologue est bénéfique pour la profession à différents niveaux :

- Le code et le droit disciplinaire qui en découle protègent les clients ou patients des psychologues contre les pratiques non éthiques et inadéquates de ces derniers,

- Il joue un rôle important dans la prévention d’actes indésirables qui pourraient nuire au respect de notre profession,

- Le code offre tant au psychologue individuel qu’à la discipline dans son ensemble l’opportunité d’apprendre et de s’améliorer,

- Il offre aux collègues psychologues des normes professionnelles communes qui servent de base dans leurs concertations et groupes d’inter-vision.

- Il clarifie aux autres professionnels le cadre normatif que les psychologues agréés appliquent dans leurs activités et contribue ainsi à l’autonomie de leur pratique.

Le code de déontologie définit les devoirs du psychologue

Le code de déontologie du psychologue édicte l’ensemble de principes et règles éthiques qui gèrent et guident l’activité de psychologue. Ces normes déterminent les devoirs minimums exigibles par les professionnels dans l’accomplissement de leur activité. La Commission des psychologues en trace les grandes lignes :

1. Le secret professionnel (article 5 à 20) : le psychologue est tenu en toutes circonstances au secret des informations qu’il échange avec son client, y compris après que leur relation professionnelle a pris fin. La loi ne prévoit une dérogation à cette obligation de confidentialité que dans certains cas exceptionnels, tels que le secret professionnel partagé, l’autorité parentale auprès des mineurs, l’expertise du psychologue dans le cadre d’expertises judiciaires, le consentement libre et informé du client, les missions d’enseignement et de formation, etc.

2. Respect de la dignité et des droits de la personne (articles 21 à 24) : le psychologue est tenu de respecter les droits de son client, et en particulier sa liberté, sa dignité, son intimité, son autonomie et son intégrité. Cette section du code aborde notamment la question du consentement libre et informé et celle du suivi des clients mineurs.

3. La responsabilité (articles 25 à 29) : quel que soit le règlement de travail auquel il est soumis, le psychologue est responsable des choix qu’il effectue et des avis qu’il fournit. Sont notamment traitées dans ce chapitre, l’obligation de moyens, l’obligation de contracter une assurance et la continuité des services rendus par le psychologue à son client.

4. La compétence (articles 30 à 34) : le psychologue se doit d’entretenir et de développer son expertise. Lorsqu’il fait l’expérience des limites de ses compétences, il doit mener une réflexion critique à ce propos. Cette section traite entre autres de la nécessité pour le psychologue d’évaluer ses compétences en temps voulu et, si le besoin l’exige, d’adresser son client à un autre professionnel.

5. Intégrité et honnêteté (articles 35 à 51) : en tant que professionnel, le psychologue adopte une position indépendante. Il ne peut toutefois pas privilégier ses intérêts personnels dans le cadre de l’exercice de sa profession. Ce principe impose au psychologue de respecter un cadre strict en matière de recherche du profit, de mélange des rôles, de publicité, etc. Ce chapitre aborde notamment la question de la transmission d’informations et celle de l’obligation d’interpeller les collègues en cas de non-respect des règles éthiques.

Quid si un psy ne respecte pas la déontologie ?

Si une personne considère qu’un psychologue ne respecte pas les règles disciplinaires prévues dans le code, elle peut porter plainte contre ce psychologue. Cette plainte peut déboucher sur une procédure disciplinaire et/ou sur une procédure de médiation.

En ce qui concerne la procédure disciplinaire, la Commission des psychologues souligne : « tout le monde peut déposer plainte, mais toutes les plaintes ne sont pas admissibles à la procédure disciplinaire. En outre, il n’y a que trois sanctions possibles : un avertissement, une suspension ou une radiation de la liste officielle des psychologues. »

La médiation quant à elle vise à trouver une solution au litige entre le psychologue et le plaignant, et ce, via un ou plusieurs entretiens encadrés par un médiateur agréé, c’est-à-dire reconnu par le SPF justice.

Delphine Hotua

N’hésitez pas à vous exprimez et commenter via nos réseaux sociaux ou forum !



Commentaires - 1 message
  • Bonsoir, je suis étudiant en psychologie et je voudrai savoir comment aborder une situation que je annoncer plus bas à l'aide du code déontologique en psychologie.
    "Vous recevez une adolescente de 15 ans en consultation entant que psychologue dans un Centre de Santé Mentale. Elle vous confie, dès la première consultation, qu'elle vient sans qu'aucun des deux parents ne soit au courant. Elle est enceinte et souhaite se faire avorter. Il apparaît que le père présumé de l'enfant est le frère du père, qui en ce moment loge dans la famille, du fait qu'il a perdu son logement (suite à des déboires professionnels et relationnels). Bien qu'elle souhaite l'avortement, elle a peur de l'opération. Elle ne veut pas non plus que ses parents sachent qu'elle est enceinte, et encore moins qu'elle a eu des rapports avec son oncle. Elle ne souhaite plus continuer ces rapports, mais ne sait pas comment s'y prendre avec son oncle. Hier encore, quand elle a refusé ses avances, il l'a bousculée et ''plus ou moins forcée'', pour reprendre ses mots à elle. Formulez une proposition d'accompagnement et référez-vous aux articles pertinents du code et de la loi, s'il y a lieu.''

    psycho3 mardi 26 mai 2015 23:20

Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.