Le CPAS de Bruxelles innove dans l'accueil de la démence

Le CPAS de Bruxelles innove dans l'accueil de la démence

La nouvelle maison de repos "Vésale" du CPAS de la Ville de Bruxelles ouvrira ses portes mardi à 128 résidents atteints de démence. Un établissement qui innove aussi bien par son architecture que par son approche de la relation aux patients.

Une ambiance et des relations "comme chez soi" au sein d’une maison de repos. C’est l’idée innovante que le CPAS de la Ville de Bruxelles vient tout juste de concrétiser. Mardi, une centaine de résidents, la plupart atteints de démence, inaugureront les lieux.

Chaleur et libre-circulation

Les aspects innovants de la nouvelle maison de repos du CPAS de la Ville de Bruxelles, baptisée Vésale, sont multiples. L’architecture intérieure, d’abord, propose des espaces ouverts et chaleureux favorisant la libre-circulation des résidents. "Que ce soit par les couleurs, les bureaux toujours ouverts ou la non-institutionnalisation du site, nous avons créé un projet tout à fait nouveau", a déclaré à BX1, Pascale Peraïta, la présidente du CPAS de Bruxelles. Cette non-institutionnalisation se traduit notamment par un aménagement se rapprochant d’une habitation privée. Au dernier étage, une terrasse panoramique offre une vue imprenable sur la ville, ce qui permet aux personnes de garder un contact au moins visuel avec l’extérieur.

Vers davantage d’individualisation

L’innovation se situe également dans les relations avec le personnel qui tend vers l’individualisation des interactions. Ce qui se traduit notamment par une absence d’uniforme médical, une pression beaucoup moins importante, la participation aux repas... Pour se sentir vraiment comme chez eux, les patients ne seront jamais changés de chambre, même si leur état empire. Ils pourront recevoir de la visite 24h/24 et les visiteurs pourront même dormir dans des chambres d’amis s’ils le souhaitent.

Inspiration canadienne

"Nous sommes partis d’une page blanche pour concevoir cette nouvelle pédagogie. On a composé avec les apports de nombreux professionnels. Nous sommes même allés jusqu’au Canada pour rencontrer les pionniers en la matière. Par exemple, la maison « Carpe Diem » au Canada fut l’une des inspirations dans la lutte contre les maladies neurodégénératives", explique P.Paraïta. L’idée de la résidence canadienne est de changer le regard sur la personne démente en favorisant la relation et en mettant à profit le jour présent. En maintenant l’illusion d’une vie quotidienne ordinaire, Carpe Diem combat pour préserver la vraie vie qui devient souvent inaccessible aux personnes atteintes de démence ou de la maladie d’Alzheimer. D’où l’importance de créer un environnement "comme chez soi".

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La rédaction



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