Le CPAS de Chaumont-Gistoux réaménage un bus en maison des jeunes

Le CPAS de Chaumont-Gistoux  réaménage un bus en maison des jeunes

Le CPAS de Chaumont-Gistoux projette de créer une maison des jeunes sous forme de bus itinérant. Les jeunes de la commune, premiers collaborateurs, participent activement à la mise en place du projet.

Toute la difficulté à Chaumont-Gistoux, c’est l’étendue de la commune et le manque de fonds pour doter tous les quartiers d’espaces dédiés aux jeunes. Au fruit de rencontres et de réflexions avec les premiers intéressés, le CPAS de Chaumont-Gistoux et une bande de jeunes motivés se lancent dans l’aménagement d’un bus déclassé, pour en faire la première maison des jeunes itinérante.

Les jeunes au centre du projet

L’idée d’une maison de jeunesse itinérante germait déjà dans la tête de la commune depuis près de 2 ans. Il faut dire que les acteurs sociaux de la commune sont très engagés auprès de la jeunesse : les Printemps et Eté solidaires rassemblent chaque année les jeunes et les assistants sociaux du CPAS pour des jobs étudiant communautaires. De fait, le CPAS de Chaumont-Gistoux a pris l’habitude de rencontrer et d’interroger les jeunes de la commune pour répondre spécifiquement à leurs besoins. Ce mercredi, les locaux du CPAS ont d’ailleurs accueilli un groupe de jeunes motivés pour discuter de la mise en place du dernier projet : une maison de jeunesse itinérante dans un bus rénové et aménagé.

Pour Corentine Hislaire, assistante sociale en charge de la jeunesse au CPAS de Chaumont-Gistoux, il était primordial d’inclure les jeunes dès le départ dans la réflexion du projet : "L’idée, c’était que le projet soit porté par et avec les jeunes, et pas seulement par les professionnels dans leurs bureaux et le service technique communal." Pendant le brainstorming de mercredi, les jeunes ont pu monter dans le bus et déjà se projeter l’aménagement (un coin pour la musique, un coin pour les devoirs, du matériel pour faire du sport... ), mais aussi se poser des questions pratiques comme les emplacements d’arrêts et la fréquence de passage.

Budgets et travaux pratiques

Si les budgets sont encore à identifier, Corentine Hislaire nous a assurés de l’impatience des jeunes à se mettre au travail. Maintenant que le projet est défini, pas question d’en rester là pour les jeunes motivés : l’assistante sociale du CPAS imagine déjà de se réunir les mercredis après-midi pour commencer à repeindre et aménager le bus STIB déclassé, obtenu grâce au partenariat du CPAS avec l’ASBL en charge du Folestival de Longueville. En parallèle, l’équipe encadrant le projet se chargera de la phase plus technique, à savoir déterminer ce qui est possible ou pas en termes de ressources et de timing.

Financièrement, le CPAS sait qu’il n’aura pas assez de moyen pour proposer aux jeunes un bus refait à neuf et complètement équipé. Mais pour Corentine Hislaire, c’est aussi la force du projet : "A l’inauguration de la maison des jeunes, le bus ne proposera pas tous les moyens possibles, tout le matériel. Ce projet n’est pas du tout figé, mais à compléter au fur et à mesure en travaillant avec les jeunes". D’après la responsable, les intéressés auraient déjà émis des idées d’évènements pour récolter des fonds. L’inauguration est prévue pour le dernier samedi du mois de juillet, date annuelle du Folestival. Les quartiers de Chaumont-Gistoux devraient voir déambuler la maison des jeunes itinérantes d’ici la fin de l’été ou le début du mois de septembre.

Donner la parole à la jeunesse

On mise désormais beaucoup sur la jeunesse pour améliorer le vivre ensemble. Dernièrement, le débat communautaire s’est tourné sur l’instauration d’un service civique obligatoire pour les jeunes.Au milieu de ces échanges politico-politiques, on peut s’interroger sur la place qu’est réellement laissée à la parole des jeunes. "C’est la place des jeunes de participer aux projets de jeunesse des CPAS", nous confie Corentine Hislaire. "Toute la difficulté aujourd’hui, c’est qu’on parle beaucoup des jeunes, mais sans les jeunes. Il faut avancer en leur laissant leur place et leurs mots. En les incluant aux discussions, ils se rendent compte de ce qui se passe dans leur commune et ils ont envie d’apporter une pierre à l’édifice." Au CPAS de Chaumont-Gistoux, on a compris que pour faire de la jeunesse un enjeu de cohésion sociale, il fallait la laisser s’exprimer. Quid de nos structures nationales ?

Florence Monnoyer de Galland



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