Le délai d’application du plan hivernal a été prolongé

Le délai d'application du plan hivernal a été prolongé

Le délai d’application du plan hivernal à Bruxelles a été prolongé de plusieurs jours. Au total, une centaine de familles sans-abri pourra profiter de la prolongation de la mesure.

Après qu’une manifestation spontanée a eu lieu ce lundi, le dispositif mis en place par la région de Bruxelles-Capitale est maintenu jusqu’au 2 mai. Pourtant, il ne s’agit pas d’une réelle prolongation, puisque le Samusocial proposera 110 places d’accueil, les nuits seulement. Chaque année après l’hiver, les centres d’accueil se libèrent afin de proposer un hébergement aux plus vulnérables (malades, femmes enceintes, personnes âgées...). En conséquence, les familles qui y ont séjourné pendant plusieurs semaines, se retrouvent à la rue.

Hétérogénéité des profils

Les familles concernées par le sans abrisme à Bruxelles seraient au nombre de 400 adultes et enfants, parfois très jeunes. Les profils sont différents puisqu’il y a des familles européennes et non européennes, dont des roms, demandeurs d’asile refusés et sans-papiers. Parmi ces sans -abris, 1.200 personnes trouvent chaque hiver refuge dans les locaux mis à disposition par le Samusocial.

Eviter de créer des dépendances, une excuse valable ?

Le Samusocial, qui est mandaté par les ministres de la Cocom, n’a pas pour vocation d’accueillir les sans-abris sur le long terme et ce, afin de ne pas créer de dépendance. L’accueil des familles qui devait prendre fin lundi, a été prolongé "à titre humanitaire", explique le cabinet de la ministre Frémault. A partir de lundi prochain, les personnes qui bénéficient de la prolongation de la mesure décidée par les ministères devront trouver une autre solution. La plate-forme Mineurs en exil déplore quant à elle cet arrêt de l’accueil. « Nous voulons un accueil organisé toute l’année pour les familles qui n’ont pas de solution de logement ».

Régional et fédéral se renvoient la balle

Pour Céline Frémault, la solution doit venir du fédéral et de Theo Francken, Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration. « Tant que le fédéral laisse ces personnes dans le flou au niveau de leur statut, on ne peut pas les aider. Sans papiers, il est impossible de faire de l’insertion, et les papiers, ce n’est pas nous qui les délivrons. » Au cabinet de Theo Francken, on reconnait que cela relève des compétences du fédéral, mais que l’accueil des familles en séjour illégal et la régularisation des statuts sont deux matières différentes. Il n’y a donc pas d’accord pour le moment entre les régions et le fédéral.



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