Le marché du travail des jeunes : " il n'y a pas de quoi se réjouir "

Le marché du travail des jeunes :

Dans un communiqué diffusé le 2 décembre 2014 l’IDD réfute les statistiques sur l’emploi des jeunes publiées par l’ONEM en octobre 2014 et dévoile une situation moins idyllique.

L’ONEM annonçait en octobre dernier une baisse du nombre de chômeurs indemnisés de moins de 25 ans par rapport à l’année précédente. Or l’Institut pour le Développement Durable démontre aujourd’hui dans une nouvelle étude et grâce à des données clés qu’il n’en est rien.

Le marché du travail des jeunes – il n’y a pas de quoi se réjouir

La publication des statistiques de l’Onem d’octobre 2014, annonçant une baisse à un an d’écart des chômeurs indemnisés de moins de 25 ans, donnerait à penser que la situation sur le marché du travail des jeunes n’est pas si mauvaise que laisseraient penser les difficultés de nombreux jeunes – même (bien) formés – à trouver un emploi.

« Une fois de plus il n’en est rien », indique la dernière étude de l’Institut pour un Développement Durable.

1. L’emploi des jeunes de moins de 25 ans est en régression

C’est certainement vrai pour l’emploi tel que mesuré par l’Enquête sur les forces de travail (EFT), qui n’a jamais été aussi bas depuis 2008. L’emploi des jeunes reculé d’environ 50.000 unités entre 2008 et 2014 !

Cette évolution est largement confirmée par l’évolution de l’emploi des jeunes salariés telle que donnée par l’ONSS (il s’agit ici des statistiques avancées de l’emploi).

2. Le nombre de demandeurs d’emploi recule en 2014

Le nombre de jeunes chômeurs indemnisés a effectivement tendance à reculer en 2014.

Deux autres sources d’informations – l’Enquête sur les forces de travail et Belgostat – indiquent un profil d’évolution du chômage semblable mais

> à un niveau supérieur (surtout depuis 2012)

> avec une baisse en fin de période moins marquée.

Il y a donc un écart grandissant entre les données de l’ONEM, qui ne portent que sur les chômeurs indemnisés, et les données de Belgostat (définition du Bureau fédéral du Plan) qui portent sur les demandeurs d’emploi inoccupés. Autrement dit, les jeunes chômeurs indemnisés représentent une part décroissante du nombre total des jeunes demandeurs d’emploi inoccupés. L’écart croissant s’explique essentiellement par l’évolution de la législation du chômage.

3. Une population active en recul tendanciel

La population des actifs (les jeunes présents sur le marché du travail comme travailleur ou chômeur) montre une tendance régulière à la baisse, accentuée au cours des derniers trimestres. Pour l’essentiel cette évolution est attribuable à l’augmentation du nombre de jeunes dans l’enseignement supérieur et qui ne se présentent donc pas sur le marché du travail (hormis les jobs étudiants).

D’après Philippe Defeyt, administrateur de l’IDD « il est peu probable que la situation se redresse rapidement en ce qui concerne l’emploi des jeunes. Mais l’augmentation du nombre de jeunes aux études devrait continuer à influencer favorablement l’évolution du chômage ».



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