Le non-marchand reste mitigé

Le non-marchand reste mitigé

Ce mercredi 7 juin, une première réunion a eu lieu entre les représentants du secteur non-marchand et les autorités wallonnes, en vue de discuter des revendications de chacun. Si la rencontre s’est plutôt bien passé, l’avis du non-marchand reste mitigé sur les mesures proposées.

Les choses avancent un peu pour le non-marchand. Après 5 manifestations depuis novembre 2016, des promesses non tenues et des discours rouverts, les représentants syndicaux et des organisations patronales se sont enfin trouvés autour de la table avec le ministre-président du gouvernement wallon, Paul Magnette, ainsi que les ministres Prévot et Tillieux. La rencontre s’est bien passée, mais les syndicats déplorent – encore – un manque criant de budget injecté dans le secteur.

Que dit le terrain ?

Pour Eric Dubois, représentant sectoriel à la CGSLB, «  Enfin le gouvernement wallon décide de mettre des moyens (30 millions € récurrents à partir de 2020) pour conclure un accord social. Même s’il s’agit d’une décision positive envers le secteur non marchand, nous ne pouvons que constater qu’il s’agit à nouveau d’une enveloppe trop limitée qui ne permet pas de répondre aux revendications des 50.000 travailleurs concernés. Elle est même insuffisante pour financer totalement la seule revendication transversale du front commun syndical à savoir une réduction du temps de travail liée à de l’embauche compensatoire. Des financements complémentaires seront probablement indispensables pour arriver à un accord. Du côté syndical, nous continuons à réclamer que les travailleurs du non-marchand puissent bénéficier du tax shift notamment dans un secteur qui n’est pas soumis à la compétitivité. Une rencontre avec les employeurs du secteur est également programmée ce 26 juin afin de pouvoir analyser la situation avant de reprogrammer une réunion tripartite probablement avec l’aide technique de l’administration...mais aucune date n’est encore fixée à ce jour. »

La CNE et le Setca non-marchand ont également été contactés par le Guide Social, mais ils n’ont pas encore apporté de précisions suite à la rencontre avec les ministres.

Les embauches compensatoires

Pilier important pour le secteur, les embauches compensatoires avec réduction du temps de travail pour les travailleurs déjà en service peinent à se concrétiser. Christian Masai, du Setca non-marchand, précisait en novembre dernier « Il y a une charge de travail certaine, donc plus de pénibilité, de complexité, des situations de prises en charge de plus en plus importantes, donc une des revendications c’est évidemment ‘plus de bras’. Ce qui signifie un ajout d’emploi à la norme existante. Il faut mettre des moyens financiers qui ne résultent pas d’une opération de vases communicants (on prend dans un secteur pour en donner à un autre), mais dans une politique proactive qui permet d’activer des politiques ou des mesures nouvelles, grâce à des moyens nouveaux. En matière d’emploi, c’est évident qu’on retrouvera aussi sur la table la réflexion de la réduction collective du temps de travail, avec embauche compensatoire et maintien du salaire. »

La Rédaction

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