Le Pacte d'excellence continue son chemin

Le Pacte d'excellence continue son chemin

Malgré la crise politique, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles devrait pouvoir exercer son travail législatif dès cette semaine. L’encadrement dans l’enseignement maternel sera en effet étudié ce mardi.

La crise politique a ébranlé bon nombre de secteurs : le non-marchand, le statut des accueillantes d’enfants ... Le gouvernement ne donne aucun signe de vie depuis que le cdH a annoncé son refus de travailler avec le PS au sein de la majorité. Pourtant, malgré la situation, le Parlement Wallon sera à nouveau opérationnel. Après une annulation de l’ensemble des commissions parlementaires jusqu’à nouvel ordre, les élus devraient rependre le travail dès ce mardi 4 juillet. Une proposition de décret visant à renforcer l’encadrement dans l’enseignement maternel sera examinée par des membres de la commission Education du Parlement.

Concrétisation du Pacte pour un enseignement d’excellence

Le décret présenté est important dans la mesure ou il concrétisera l’une des premières réformes du Pacte pour un enseignement d’excellence, concernant une augmentation du nombre de puéricultrices et psychomotriciens. Le décret prévoit l’engagement d’un millier de professionnels supplémentaires, sur une durée de trois ans. Un tiers de cet objectif devrait déjà être atteint à la rentrée de Septembre 2017. Les parlementaires devraient s’exprimer en votant le 19 juillet prochain.

Et l’inclusion ?

En octobre dernier, l’ASBL Inclusion remettait à la ministre une pétition afin d’assurer une meilleure inclusion des enfants porteurs d’un handicap mental dans le Pacte pour un enseignement d’excellence. En effet, l’inclusion scolaire promue par le Pacte ne serait pas assez large et viserait plutôt les élèves à besoins spécifiques, que ceux ayant une déficience intellectuelle. Aujourd’hui, seules les structures éducatives peuvent accepter ou non l’intégration d’un enfant porteur d’un handicap dans une école ordinaire. Le secteur souhaite donner le choix aux parents et aux enfants. Les écoles "classiques" pourraient donc inclure automatiquement tous les enfants, sauf dans le cas d’un handicap trop lourd qui demanderait des aménagements trop importants.

La rédaction

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