Le volontariat international : ça existe aussi !

Le volontariat international : ça existe aussi !

Moins connu, mais tout aussi important, le volontariat international a encore de beaux jours devant lui.

De plus en plus de gens semblent vouloir s’investir dans l’associatif et soit donner de leur temps, soit leurs compétences à une cause qui leur tient à cœur. Si le volontariat est relativement connu en Belgique et qu’il a reçu un soutien plus conséquent pour les trois prochaines années à Bruxelles, le volontariat international, lui, l’est peut-être moins. Et pourtant, son impact, bien que difficilement mesurable, est tout aussi important.

Des chantiers internationaux

Le volontariat international fonctionne sous la forme de « chantier » : un projet d’intérêt général qui regroupe une quinzaine de volontaires de différents pays qui travaillent et vivent ensemble pendant deux ou trois semaines. Ces volontaires sont soutenus par une équipe pédagogique et technique. L’objectif des chantiers est de mener une action concrète de développement local (animation culturelle, préservation de l’environnement local…).

Une véritable éducation à la citoyenneté

Ces chantiers, puisque se déroulant « sur le terrain », permettent aux volontaires de côtoyer la vie locale, de faire des rencontres et de participer pleinement à la vie citoyenne du lieu dans lequel ils se trouvent. Le projet est tant pédagogique que d’apprentissage, il favorise l’ouverture interculturelle et permet un changement positif chez les populations aidées ou chez les volontaires.

Quel impact ?

Cependant, son impact réel est difficilement mesurable. En mai dernier, l’association française « Solidarités Jeunesse » présentait les résultats de son projet Changing perspectives : Quel impact pour le volontariat international ? Une soixantaine d’organisations partenaires ont échangé sur l’impact des chantiers internationaux. Le projet, d’une durée de 5 ans, avait pour but de mesurer l’impact du volontariat, surtout pour les jeunes avec moins d’opportunités. Comme l’explique la Déléguée Nationale, Matina Deligianni à la Confédération des Organisations de Jeunesse : « Après 5 ans, nous avons enfin des données qui nous permettent de démontrer notre conviction profonde : le chantier international contribue à la culture de la paix et à un meilleur vivre ensemble. »

Quel intérêt pour le futur ?

Suite à l’étude, la volonté est de continuer la recherche et valoriser la création d’outils et de méthodes qui permettent de mesurer l’impact du volontariat. Sur le long terme, l’idée est également d’investir les pouvoirs politiques, en établissant des recommandations appropriées. Cependant, il faut tenir compte de la situation de chaque pays, des niveaux de pouvoirs concernés, ainsi que de l’historique. En effet, la Belgique et la France ont certains liens historiques avec l’éducation populaire, ce qui n’est pas le cas de la Corée du Sud, par exemple. Les types de partenariats doivent également être pris en compte pour mener à bien le projet : France et Belgique sont du ressors public, Corée du Sud et Grèce du privé.

Détails sur l’étude : www.solidaritesjeunesse.org



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.