Les accueillantes d'enfants demandent du concret !

Les accueillantes d'enfants demandent du concret !

Comme annoncé, les accueillantes d’enfants ont mené une action ce midi devant les locaux du cdH. En effet, la crise politique francophone risque de remettre en cause la demande de leur statut de salariées.

La crise politique n’aura épargné personne : l’aide à la jeunesse, le non-marchand ... Bon nombre de réformes ont été gelées et beaucoup de discussions suspendues. C’est le cas des accueillantes d’enfants, qui réclament depuis 2015 un statut de salariées. Depuis près d’un an et demi, la demande commençait à se rapprocher d’une concrétisation pour la fin d’année 2017. La ministre en charge, Alda Gréoli (cdH), avait promis le statut complet de salariées aux accueillantes pour octobre 2017. Pourtant, aujourd’hui l’avenir de cette promesse est plus qu’incertain. Afin de montrer leur mécontentement, les accueillantes d’enfants ont décidé de conduire une action devant les locaux du cdH à Bruxelles.

Les accueillantes perdent patience !

Cela fait plusieurs années que les accueillantes d’enfants réclament le statut de salariées. En effet, le dossier concernant ce changement de statut a été ouvert en 2015. Plusieurs promesses ont été faites, peu ont été concrétisées. Pour afficher clairement leur mécontentement, une vingtaine d’accueillantes d’enfants ont manifesté devant le siège du cdH à Bruxelles. Elles ont aussi remis le "prix du jury Moulins à Vent 2017" à Benoit Lutgen, le président du cdH et instigateur de la crise politique actuelle, ainsi qu’à Alda Gréoli, ministre en charge du dossier à la Fédération Wallonie Bruxelles (FWB) pour leurs "performances en matière de promesses non tenues".

Des promesses (encore) reconduites par Alda Gréoli

La ministre de l’Enfance de la FWB, Alda Gréoli, a tenu à rassurer les accueillantes : "Dès qu’un gouvernement sera formé, le dossier sera directement mis sur la table", a-t-elle déclaré à la RTBF. Elle a tenu à souligner que le cdH "ne pliera pas". Pour la ministre, ce dossier est une "réelle priorité aujourd’hui et dans le prochain gouvernement". Les accueillantes, qui attendent cette réforme depuis trop longtemps, exigent une concrétisation de ce changement de statut pour 2018. Pourtant, aucune date n’a été avancée par la ministre .

La rédaction

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