Les centres PMS au coeur des problématiques actuelles

Les centres PMS au coeur des problématiques actuelles

Nouvelles technologies, harcèlement à l’école, multuculturalisme : les préoccupations des jeunes sont aussi celles des centres PMS !


- Les centres PMS partenaires de l’école !
- Ecoles et PMS : pas des concurents !

Aujourd’hui, les intervenants éducatifs et psycho-médico-sociaux sont confrontés à de nouveaux défis : importance des réseaux sociaux, augmentation de la multiculturalité, manque de budgets et de personnel, image négative des centres PMS. Ces problématiques nécessitent de nombreuses adaptations de la part des professionnels, mais celles-ci sont parfois difficiles à mettre en place dans la cadre social et politique actuel. Nous avons abordé ces sujets avec une psychologue et une assistante sociale du secteur.

Les limites du terrain

Les avancées informatiques et les réseaux sociaux entraînent des problématiques auxquelles les intervenants n’avaient pas à faire face, voici quelque années. Le harcèlement ne se limite plus aux murs de l’école. Il est, dès lors, de moins en moins contrôlable par le personnel éducatif. Par ailleurs, ces professionnels se retrouvent souvent peu formés aux nouvelles technologies et n’arrivent donc plus à suivre et à conseiller les jeunes quant à une utilisation saine et éthique de ces outils.

Le défi de la mixité culturelle

Avec l’immigration croissante, la multiculturalité est un défi de plus en plus présent dans la pratique des professionnels. Malheureusement, la mixité culturelle est souvent concentrée dans certains établissements, qui ne disposent pourtant pas d’un traitement de faveur. Au contraire, ce sont souvent ceux qui pâtissent le plus d’un manque de budgets et de locaux. Ils n’ont donc pas la possibilité d’accueillir les intervenants dans des conditions optimales.

Pas que des tests !

Une autre limite au travail des intervenants réside dans l’image négative que porte encore trop souvent la dénomination “PMS”. Tant les parents, que les enseignants et les directeurs associent encore trop souvent les centres PMS au testing à outrance. Ils peuvent dès lors se montrer réticents à faire appel à leurs services. Or, sur le terrain, les professionnels ont à cœur de répondre à la demande des jeunes, des parents et de l’école. L’accompagnement est fondamental et les acteurs PMS traitent chaque situation de manière individuelle, en restant attentifs à tous les aspects de la vie de l’enfant.

6 intervenants pour 3000 élèves

Enfin, bien que renforcé par le décret D+ de 1998 (reconnaissance en "discrimination positive" de certains établissements), le cadre de base des centres PMS de la Fédération Wallonie-Bruxelles reste pratiquement inchangé depuis 1986, avec six temps-pleins pour 3000 élèves et un temps-plein par tranche de 1600 élèves supplémentaires. Dès lors, sur le terrain, il n’est pas rare que les équipes, soumises à ces limites, se retrouvent débordées, avec un nombre d’élèves bien supérieur au quota prévu. Cette donne, parfois couplée à une absence de locaux mis à leur disposition, un accueil minimal de la part du personnel enseignant et une complexification des situations, ne facilite pas leur travail !



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