Les conditions de détention en Belgique à nouveau pointées du doigt

Les conditions de détention en Belgique à nouveau pointées du doigt

Dans son rapport mondial annuel publié ce mercredi, Amnesty International, l’ONG de défense des droits de l’homme, dénonce les mauvaises conditions de détention en Belgique.

Souvent épinglées par différentes associations de défense des détenus et des droits de l’homme en général, la situation dans les prisons belges est à nouveau décriée. Cette fois-ci, c’est l’ONG Amnesty International qui tire la sonnette d’alarme dans son rapport annuel.

La surpopulation carcérale dénoncée

L’ONG s’inquiète notamment de la surpopulation carcérale qui met à mal toute politique pénitentiaire, comme le faisait déjà remarquer l’Ordre des Barreaux germanophone et francophone fin 2014. Amnesty indique : "en mars, d’après les statistiques officielles, la population carcérale dépassait de plus de 22% la capacité d’accueil des établissements pénitentiaires". Le nombre de détenus s’élevait en effet à 11.769 pour 9.592 places, en ce compris les détenus belges incarcérés dans la prison de Tilbourg aux Pays-Bas.

Face à ce constat, l’ONG préconise des alternatives à l’emprisonnement, comme la surveillance par bracelet électronique, plutôt que la construction de nouveaux centres de détention.

Des soins de santé inadaptés

Dans son rapport, l’organisation déplore également le fait que les auteurs d’infractions atteints de troubles mentaux continuaient, l’an dernier, à être détenus dans les annexes psychiatriques des prisons classiques, plutôt que dans des établissements de défense sociale. Ce qui entraine des soins psychiatriques inadapés pour lesquels la Belgique a d’ailleurs déjà été condamnée à plusieurs reprises dans le passé. En janvier dernier, la Cour européenne des Droits de l’homme considérait ce type de détention comme des traitements inhumains et dégradants.

Ces différents points noirs relevés par l’organisation Amnesty International montrent une fois de plus que les prisons belges ne répondent pas aux besoins spécifiques des détenus en matières de santé publique et de droits humains.



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