Les CPAS belges interpellent Théo Francken

Les CPAS belges interpellent Théo Francken

Les CPAS belges interpellent Théo Francken sur leur rôle dans le nouveau modèle d’accueil et s’inquiètent du trop-plein de places dans les Initiatives Locales d’Acceuil (ILA) qui sont inoccupées.

Un plan de répartition obligatoire des demandeurs d’asile entre en vigueur ce premier mai. A cette date, les communes seront informées du nombre de demandeurs d’asile à accueillir. L’implication des 3 Fédérations de CPAS dans l’organisation du nouveau modèle d’accueil est à cet effet crucial. Pourtant, les centres se trouvent dans une situation délicate : plus de 1000 places dans les ILA seraient inoccupées. Ce qui signifie que l’ouverture de nouvelles places serait inutile voire tout à fait démesurée. Les CPAS refusent néanmoins de ralentir le rythme de création de lieux d’accueil, puisqu’ils craignent d’encourir des sanctions. Face à ces inquiétudes, les CPAS souhaitent s’entretenir avec Théo Francken, Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration.

Les finances des CPAS sont sous pression

A l’heure actuelle, les CPAS ont investi de l’énergie, mais aussi de l’argent public dans le cadre du plan de répartition. A cet effet, des contrats de bail ont été signés, des engagements de personnel effectués et du mobilier a été acheté. Aujourd’hui, les finances de certains CPAS sont sous pression, puisque des places en ILA nouvellement créées sont inoccupées et les dépenses effectuées non couvertes par le subventionnement à 40% du fédéral.

Prolonger le délai de transition de 2 mois

Les CPAS sont formels : ils exigent de recevoir des garanties quant à l’existence et la viabilité de leurs places, surtout si les efforts ont été fournis. La "prolongation du délai de transition pour les personnes ayant obtenu un statut de protection internationale" pourrait offrir un début de solution. A l’heure actuelle, les demandeurs d’asile qui obtiennent une décision favorable, doivent quitter les lieux dans les deux mois qui suivent. Or, " il serait interpellant que des places d’accueil restent vides ou soient fermées alors que des personnes ayant obtenu leur titre de séjour se retrouvent à la rue à cause d’une période de transition reconnue par tous comme trop courte", avancent les Fédérations des CPAS.

Qu’est ce qu’une ILA ?

Les initiatives locales d’accueil (ILA) sont des structures d’accueil individuelles (ou parfois collectives) gérées par les CPAS au sein desquelles des demandeurs d’asile reçoivent une aide matérielle pendant la durée de leur procédure d’asile. Elles correspondent généralement à des habitations individuelles meublées et équipées, à des facilités permettant aux résidents de subvenir eux-mêmes à leurs besoins de base. Ces logements peuvent notamment appartenir aux CPAS ou être des logements loués par ceux-ci auprès de propriétaires privés. Les demandeurs d’asile accueillis dans une ILA disposent d’une plus grande indépendance dans leur vie quotidienne et de plus d’autonomie dans leurs décisions. Cette promotion de l’autonomie se traduit, par exemple, dans le fait qu’ils peuvent eux-mêmes faire leurs courses, cuisiner, laver leurs vêtements, etc.

Rappel : crise de l’asile

En février, Theo Francken avait annoncé qu’un plan de répartition des réfugiés avait été approuvé. Ce plan, qui avait été rédigé en 2015 lors de la crise de l’asile, prévoyait la création de 5.000 places d’accueil pour les demandeurs d’asile. Le plan de répartition comprend également un mécanisme de sanction avec un système d’amendes pour les communes qui ne tiennent pas leurs engagements.



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