Les défenseurs de la Santé ont fait entendre leur voix à Bruxelles

Les défenseurs de la Santé ont fait entendre leur voix à Bruxelles

La commercialisation des soins de santé a été dénoncée dans plusieurs pays européens vendredi dernier. À Bruxelles, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant le SPF Santé publique, clamant en cœur : « Notre santé n’est pas à vendre ! »

Syndicats, ONG et mouvements citoyens ont tenu à être présents, vendredi, pour dénoncer la commercialisation des soins de santé en Europe. De multiples actions ont eu lieu à Bruxelles pour faire comprendre aux autorités que "Notre santé n’est pas à vendre !". Le Réseau Européen Santé, l’une des associations organisatrices, a par exemple manifesté devant la Gare Centrale en scandant notamment : "Les soins de santé sont un droit public et non un investissement privé".

Health4All

Les membres de Médecins du Monde Belgique ont également voulu marquer le coup en brandissant, du haut du bâtiment de l’association, les lettres formant le hashtag dédié à l’action du 7 avril : #Health4all.

Autre opération menée, cette fois-ci, par le Comité de Résistance sociales (CRS) : le déploiement de nombreuses banderoles sur différents ponts de la petite ceinture bruxelloise. La plupart d’entre-elles visaient principalement la ministre de la Santé, Maggie De Block : "Réforme de la santé = Précarité organisée #StopMaggie", "Maggie De Block nuit gravement à la santé"...

Revendications

"Nous dénoncer les restrictions budgétaires de 900 millions d’euros décidées par le gouvernement dans les soins de santé : diminution du remboursement de certains médicaments, gel des financements des maisons médicales, indexation partielle des honoraires médicaux, hyper-flexibilité pour le personnel, privatisation de certains services, détricotage de la sécurité sociale…
Cela signifie que les patients payeront plus cher, attendront plus longtemps, seront moins bien soignés… et pour les soignants, augmentation des cadences et pertes d’emploi !", écrivait le CRS sur sa page Facebook le jour de la manifestation.

Vers un modèle américain de la santé ?

Une vision des choses largement partagée par les syndicats du secteur non-marchand qui craignent une évolution négative de la situation : "Ce qu’on craint et ce qu’on voit, c’est l’émergence du modèle américain, nord-américain, c’est-à-dire un financement à travers des assurances privées à but lucratif, un accès extrêmement limité au niveau de la base accessible à tous, et ceux qui ont de l’argent peuvent avoir alors accès à une médecine de qualité. Dans un pays comme le nôtre, où on a toujours eu l’habitude de parler d’efficience des moyens publics, c’est de la folie parce qu’on a un système de santé qui fonctionne bien, qui coûte moins cher que les Américains et un état de la santé publique meilleur avec moins d’argent. Et on veut faire passer vers un modèle américain", indique, à la RTBF, Yves Helledorf, secrétaire national à la CNE pour le secteur non-marchand.

La rédaction

[À lire]

- La Fédération des maisons médicales dans la rue pour la Santé
- "Notre santé n’est pas à vendre !"
- 7 avril : dénoncer partout la commercialisation de la santé !



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