Les économies dans les soins de santé, c’est (presque) fini !

Les économies dans les soins de santé, c'est (presque) fini !

La ministre de la santé, Maggie De Block, ne veut pas plus d’économies dans les soins de santé pour 2017.

La rentrée politique est amorcée. Avec elle les questions d’argent et de budget pour 2017. Les discussions entre les 4 partis de la majorité (MR,NV-A,VLD,CD&V) vont bon train. Pour Bart de Wever (NVA), c’est clair : on doit imposer l’austérité dans le secteur des soins de santé. Il faut des mesures plus drastiques, donc, pour récupérer les 2,4 milliards d’euros manquants. Pour la ministre de la Santé, Maggie De Block, c’est NADA ! NIET ! HORS DE QUESTION ! Qu’on regarde d’abord dans les autres secteurs.

Ne pas tuer la Sécu

Pour Maggie De Block, les économies déjà effectuées dans le secteur des soins de santé depuis le début de la législature sont énormes et elle attend des résultats des autres secteurs. La ministre a rapporté au journal Le Soir que «  La sécurité sociale doit garantir les meilleurs services en matière de soins de santé, c’est dans ce sens que nous travaillons, notamment par des réformes et des réductions de coûts structurelles – pas des one shot, comme on le voit ailleurs –, mais il ne faut pas tuer le système, donc pour ce qui concerne les efforts supplémentaires, qu’on regarde ailleurs ». Les économies en soins de santé s’élèveront à 2,6 milliards d’euros à la fin 2016, pour atteindre l’objectif de 3,6 milliards à la fin de la législature. Pour Maggie De Block, « Il restera un milliard à aller chercher, en deux ans. C’est notre calendrier et notre schéma, pas question de précipiter les choses ou de modifier nos objectifs. »

Plusieurs projets

Dans une carte blanche publiée en 2015, la ministre expliquait la motivation de ses choix politiques par la volonté de garder le patient au centre. En vue de réduire les coûts liés aux soins de santé, plusieurs projets-pilotes ont vu le jour, notamment dans le secteur de la maternité, avec la réduction des séjours en hôpital après les accouchements. La ministre a également lancé des appels à projets dans le secteur de l’hospitalisation à domicile, ainsi que plusieurs applications d’e-santé.

La santé… et le reste ?

Si la ministre de la Santé semble ici rester cohérente avec les objectifs de sa politique, certains de ces choix ne font pas l’unanimité. Ainsi, en mai dernier sa décision de réformer la loi sur la psychothérapie a fait couler beaucoup d’encre. Plus récemment, la non-reconnaissance du diplôme de psychomotricien lui a valu une mise en demeure de la part de la FEF et de l’UPBPF, à laquelle la ministre n’a toujours pas daigné répondre.



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