Les Fédérations de Centres de Planning familial soutiennent l’EVRAS

Les Fédérations de Centres de Planning familial soutiennent l'EVRAS

Les Fédérations de Centres de Planning familial soutiennent les cours d’EVRAS.

Suite au gouvernment thématique santé bruxellois, la Ministre Frémault a expliqué son intention de soutenir les cours d’EVRAS (Education à la Vie Sexuelle et Affective). Au programme : du budget et un meilleur encadrement. Les Centres de Planning familial réagissent aux propos du député Richard Miller à propos de ces cours.

"La Fédération Laïque de Centres de Planning Familial, la Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial et la Fédération des Centres de Planning Familial des FPS souhaitent réagir aux propos tenus par Monsieur Richard Miller, député fédéral, dans un article paru dans La Libre Belgique le 31 mai dernier et portant sur le contrôle de l’accès au porno sur internet. Monsieur Miller y avance notamment que les « cours (d’EVRAS – Education à la vie relationnelle, affective et sexuelle) ne fonctionnent tout simplement pas. « La méconnaissance des jeunes est énorme », voir (sic) même en « régression »

Nous souhaitons rappeler que si l’EVRAS est aujourd’hui inscrite comme étant une mission obligatoire dans le chef de l’école, il ne s’agit toutefois pas d’un « cours » intégré au cursus scolaire classique. L’initiation, la réalisation et l’évaluation d’une séance d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle sont portées à la fois par l’école et les acteurs scolaires encadrant les élèves et par des professionnels extérieurs spécifiquement formés. En ce sens, les premiers font régulièrement appel au professionnalisme des seconds pour collaborer sur des projets communs. A cet égard, l’expertise des centres de planning familial en matière d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle est largement reconnue par l’ensemble du secteur de la Promotion de la Santé et de l’Education.

Nous nous questionnons sur les données qui ont permis de tirer de telles conclusions, notamment de mesurer la régression de la connaissance des jeunes en matière de sexualité ? De plus, le fait qu’un évènement dit « de crise » ait poussé une école à prendre contact avec des « assistantes chargées des cours d’éducation sexuelle » - dont il est difficile de définir l’identité dans les propos relatés – n’est pas une preuve de l’inefficacité de l’EVRAS mais au contraire de la bonne collaboration entre les différents acteurs internes et externes à l’école, nécessaire à la réussite d’un projet.

Par ailleurs, l’évaluation de l’efficacité de ces interventions au sein des écoles fait partie intégrante du processus de construction du projet et n’a pas permis jusqu’à aujourd’hui de conclure à un échec de l’initiative. Pour preuve, notamment, la confiance et la volonté manifestées par les pouvoirs publics à l’égard du secteur du planning familial – et les moyens mis à sa disposition – afin de poursuivre dans le sens de la généralisation de l’EVRAS.

Enfin, Monsieur Miller, vous proposez de « renforcer les cours d’éducation sexuelle donnés dans les écoles secondaires ». Sur ce point, nous ne pouvons qu’être d’accord avec vous de la nécessité de renforcer les initiatives en matière d’EVRAS, et nous travaillons conjointement avec les cabinets compétents pour aller dans ce sens, compte tenu des difficultés budgétaires qui ne sont malheureusement pas le propre du secteur de l’enseignement et du social – l’actualité est là pour nous le rappeler !"



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