Les Pharmaciens se prononcent en faveur de Maggie De Block

Les Pharmaciens se prononcent en faveur de Maggie De Block

Tandis que le bras de fer continue entre le Fédéral et les centres de planning familial, l’association pharmaceutique belge (APB) se positionne en faveur de la distribution de la pilule du lendemain par un médecin ou un pharmacien.

Il y a peu, Maggie De Block sommait les professionnels non-médicaux des centres de planning familial de ne plus distribuer la pilule du lendemain. En effet, selon la loi fédérale, ce mode de contraception d’urgence ne peut être délivré que par un médecin ou un pharmacien. Cette décision a suscité beaucoup de réactions de la part des professionnels mais aussi d’associations et de politiques. Après une manifestation dans les rues de Bruxelles le 15 juin 2017, une motion en faveur des Centres de planning familial votée au Parlement Wallon et le soutien d’Isabelle Simonis, ministre wallonne des Droits des Femmes et de l’ Egalité des Chances , Maggie de Block semblait être seule dans son combat. C’était sans compter l’Association Pharmaceutique Belge, qui répond favorablement à la décision de la ministre.

Réalité du terrain ou débat idéologique ?

La loi de 1967 sur les médicaments est claire : seul un médecin ou un pharmacien peut délivrer la pilule contraceptive classique et la pilule du lendemain. Pourtant, la société a bien changé depuis 1967. Même si quelques exceptions ont été faites en 2014, les deux modes de contraception n’en font pas partie. Tandis que les professionnels des centres de planning familial clament leur légitimité de par leur rôle central dans l’accompagnement de la vie sexuelle des jeunes, les pharmaciens donnent raison à la ministre. D’après l’Avenir, pour les pharmaciens, la distribution de la pilule est soumise à des questions de sécurité et ceux-ci déplorent le débat idéologique qui s’est imposé entre les différents acteurs.

La sécurité avant tout

Comme la ministre, les pharmaciens soutiennent que la pilule du lendemain doit être délivrée par un médecin ou pharmacien afin de garantir la sécurité des patientes. L’APB avance donc , auprès de l’Avenir, qu’« il est indéniable que l’accès à la contraception doit être favorisé ». Pourtant « la délivrance des moyens contraceptifs hormonaux par les centres de planning familial n’est pas en adéquation avec une protection optimale des patientes puisque le recours au dossier pharmaceutique et au dossier médical tenu par le médecin traitant habituel ne sont pas possibles. »

A quand l’ouverture de discussions ?

De nombreuses actions ont été menées de la part des Centres de planning familial, dont une manifestation dans les rues de Bruxelles, suivie d’une lettre à la ministre fédérale lui demandant une dérogation de la loi de 1967, sans quoi les centres de planning familial continueront à désobéir. Isabelle Simonis a elle aussi affiché son soutien , et le Parlement Wallon a voté une motion en faveur des Centres de planning familial. Malgré cela, Maggie de Block reste campée sur ses positions. Un débat serait pourtant bénéfique pour le secteur. L’APB regrette d’ailleurs ce manque d’intégration des professionnels concernés dans le processus décisionnel, afin d’établir "une stratégie globale qui les respecte mais qui surtout améliore de manière globale l’accès à la contraception hormonale et à la contraception en particulier. "

La Rédaction

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