Les psychothérapeutes adressent un mémorandum au gouvernement

Les psychothérapeutes adressent un mémorandum au gouvernement

La psychothérapie ne sera pas une profession à part. Si les psychologues s’estiment satisfaits de ce projet, adopté par le conseil des ministres, les psychothérapeutes s’insurgent. Ils craignent une détérioration de la qualité des soins de santé mentale et ont adressé un mémorandum au Gouvernement.


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Sous la législature précédente était votée une loi réglementant les professions des soins de santé mentale. Cette loi, qui avait fait l’objet d’un large consensus, prévoit notamment un cadre légal pour exercer la profession de psychothérapeute. Alors que le Gouvernement actuel est chargé de mettre cette loi en application, le vendredi 5 février 2016, Maggie De Block, Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique déposait le projet d’une nouvelle loi.

Faire entendre leur voix

Ce projet, approuvé en première lecture par le Gouvernement, doit maintenant faire l’objet d’une analyse par le Conseil d’Etat, d’un nouvel examen en Gouvernement et finalement de débats parlementaires. Dans ce cadre, les psychothérapeutes souhaitent attirer l’attention du public sur le risque de modifications largement préjudiciables aux patients. Plus de 50 responsables d’institutions ou d’enseignement des principales orientations psychothérapeutiques reconnues (psychanalytique et psychodynamique, systémique et familiale, humaniste centrée sur la personne et expérientielle) ont donc décidé de publier un mémorandum.

Détérioration de la qualité de soins

Dans la mesure où les psychothérapeutes estiment qu’il n’y a pas eu de concertation jusqu’à présent, il leur paraît nécessaire de marquer leur profonde préoccupation sur le fait que cette loi, contrairement à son intention, risque de provoquer une grave détérioration de la qualité des soins de santé mentale accessibles aux patients.

Le mémorandum adressé au gouvernement fait le point sur les six questions essentielles suivantes :
- La psychothérapie est une offre de soins spécifique.
- La pluralité des orientations psychothérapeutiques est bénéfique au patient
- Une formation de base ou des prérequis sont nécessaires mais totalement insuffisants pour être psychothérapeute.
- Une formation spécifique complémentaire dans une des quatre orientations reconnues est indispensable pour assurer des soins de qualité.
- La responsabilité de l’indication d’une psychothérapie
- En santé mentale, il est nécessaire de dépasser les limites de “l’evidence based medecine” et de tenir compte d’évaluations plus fines et nuancées.

Pour lire l’intégralité du mémorandum http://www.psychotherapeutes.be/memorandum-pour-une-psychotherapie-rigoureuse-et-soucieuse-des-patients/



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