Les réfugiés doivent-ils travailler ?

Les réfugiés doivent-ils travailler ?

Joris Nachtergaele, le président du CPAS de Maarkedal, souhaite que les réfugiés se mettent au travail. Une position qui suscite la polémique.


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« Nous allons gentiment insister pour qu’ils s’engagent quelques heures par jour pour la commune », expliquait le président N-VA du CPAS de Maarkedal (Flandre orientale), Joris Nachtergaele, mardi dernier dans la presse néerlandophone. Ce serait « l’échange » estimé normal par ce dernier, contre l’accueil des réfugiés dans sa commune. Les petits boulots en question consisteraient dans le nettoyage des rues ou du jardinage public, voire de l’aide aux maisons de repos ou chez Kind en Gezin (équivalent de l’ONE), pour les éventuels médecins réfugiés. Du côté du cabinet de Théo Franken, on précise que « les travaux ne seront pas imposés, mais seulement recommandés pour augmenter les chances d’intégration et ensuite d’accès au marché du travail ».

Légal ?

Le président du CPAS de Maarkedal ne le cache pas, il sait que sa demande n’est pas légale, mais il ne voit pas pourquoi il devrait attendre le feu vert du gouvernement fédéral pour agir ! Rappelons que plusieurs ténors de son parti, dont Bart De Wever lui-même, avaient déjà suscité la polémique la semaine dernière en remettant en question certains droits des réfugiés. D’autant plus que l’Open Vld a également évoqué la possibilité de demander la prestation de services à la collectivité, de la part des réfugiés qui souhaiteraient bénéficier des aides sociales. Des propos quelque peu étonnants, puisque la Belgique a signé des conventions internationales, dont celle de Genève, qui garantissent et définissent le statut de réfugié.

Demandeur d’asile n’est pas réfugié

Par ailleurs, les personnes arrivées en Belgique dernièrement ne sont pas encore reconnues comme réfugiés, mais comme demandeurs d’asile. Or, ces derniers ne bénéficient pas d’une aide financière automatique. Ce n’est que lorsqu’ils ont obtenu la reconnaissance de réfugiés (ou la protection subsidiaire) et trouvé un logement, qu’ils peuvent introduire une demande de revenu d’intégration sociale auprès du CPAS.

Sandra Evrard

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