Les statistiques annuelles 2015 des parquets de la jeunesse sont interpellantes

Les statistiques annuelles 2015 des parquets de la jeunesse sont interpellantes

Les statistiques annuelles 2015 des parquets de la jeunesse interpellent. Si les faits qualifiés d’infraction commis par les jeunes sont en baisse, les dossiers concernant les mineurs en danger sont en augmentation.

Les statistiques annuelles 2015 des parquets de la jeunesse ont été publiées ce jeudi. Ce rapport donne un aperçu général des entrées des affaires protectionnelles dans les parquets de la jeunesse. Ces dossiers étaient pour l’année 2015 au nombre de 132 796. Soit 2 % en moins par rapport à 2014 (135.328 dossiers) et 15 % en moins par rapport à 2010 (156.291 dossiers).

Une baisse significative ?

Cette tendance générale à la baisse est liée à une réduction du flux d’entrée des affaires FQI (faits qualifiés d’infraction) : de 82.941 dossiers FQI en 2010 à 57.160 dossiers FQI en 2015 (- 31 %). Cette diminution n’a pourtant été que minime en 2013, 2014 et 2015. Le flux d’entrée des affaires MD (mineurs en danger) a, quant à lui, gagné 3 %, passant de 73.350 dossiers MD en 2010 à 75.636 dossiers MD en 2015. Cette hausse a été significative en 2011, suivie d’une légère baisse en 2012, 2013, 2014 et 2015.

Affaires Mineurs en Danger

Autre élément interpellant : l’âge des mineurs en danger, qui sont de plus en plus jeunes. En 2015, un quart des affaires MD se rapportait à un mineur de moins de 6 ans. La proportion d’affaires MD concernant des mineurs de moins de 6 est par ailleurs en constante augmentation. Le rapport ne mentionne pas les raisons qui pourraient expliquer une telle augmentation.

Sexe et âge

Aussi bien les filles que les garçons sont concernés par ces statistiques. Les garçons sont néanmoins le plus souvent cités dans les affaires FQI. Les faits en question ? les vols qualifiés (18% contre 7% pour les filles), mais aussi les faits concernant les destructions (11 % contre 5 %), les dégradations et les incendies et les affaires de stupéfiants (11 % contre 6 %). Pour les vols simples et les affaires de fraude (notamment, l’escroquerie, le recel, les délits informatiques et l’abus de confiance), la tendance inverse est observée (respectivement 31 % pour les filles contre 17 % pour les garçons et 4 % contre 2 % . Concernant l’âge des délinquants juvéniles, la catégorie des 16 à 18 ans est la plus représentée.

Nota bene

Les données chiffrées des analyses statistiques ne constituent qu’une image des données enregistrées par les parquets de la jeunesse, et ne peuvent être considérées comme un reflet de la criminalité juvénile réellement commise ou du nombre de mineurs en danger existants. Le rapport n’évalue pas non plus la prise en charge globale des enfants en danger et/ou en difficultés. Ces derniers sont parfois redirigés vers d’autres structures, dont l’aide à la jeunesse.



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