Maisons de Justice : quelles innovations suite à la réforme ?

Maisons de Justice : quelles innovations suite à la réforme ?

Il y a plus d’un an, l’Administration Générale des Maisons de Justice devenait pleinement opérationnelle au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette dernière publie son premier rapport depuis la transition.

2015 fut une année charnière pour l’Administration Générale des Maisons de Justice (AGMJ). Et pour cause : leur transfert intégral du fédéral vers les communautés. Ce changement confère de nouvelles compétences à l’AGMJ, pour laquelle la FWB a octroyé un budget total de 21.198.000 euros en 2015.

L’Aide spécialisée : la majorité du travail

69,09 % du budget est consacré à l’Aide spécialisée : les subventions peines de travail, l’aide juridique de première ligne, l’aide aux détenus, l’aide sociale aux justiciables et les « Espaces-Rencontres » (aide aux familles en difficulté). C’ est ainsi le service qui a développé le plus de partenariats avec des structures telles que les CPAS et ASBL.

Nouvelles directions, nouveaux objectifs

Forte d’une nouvelle structure composée de deux Directions transversales (Stratégie et Support) et de deux Services Généraux (SG Maisons de Justice et SG Justice et justiciable), l’AGMJ s’est dotée de nouveaux objectifs stratégiques. Le but étant d’assurer la transition dans la continuité.

L’AGMJ, une structure innovante ?

Malgré la transition, l’AGMJ poursuit son déploiement depuis 2015 . Le thème de l’excellence opérationnelle, qui induit une orientation résultat, a été particulièrement d’actualité pour le personnel des Maisons de Justice. Tout en veillant à maîtriser l’arriéré hérité du passé fédéral, le personnel a dû faire face à une augmentation de sa charge de travail dans les missions pénales et les dossiers de guidance et de suivi. Mener à bien les tâches quotidiennes n’a pas empêché la prise d’initiatives novatrices, ce dont a témoigné un projet-pilote en matière d’accueil des victimes, au sein de la Maison de Justice de Liège.

Sort des mineurs

Hormis, la prise en charge importante détenus et justiciables à travers l’aide spécialisée, les mineurs ont également été au centre des préoccupations en 2015. Ayant fait l’objet d’un dessaisissement, la section des mineurs du Centre fermé de St-Hubert est devenue le Centre communautaire pour mineurs. Les jeunes y étant placés ne dépendent plus du droit protectionnel, mais bien du droit pénal commun applicable aux adultes. La réinsertion de ces jeunes constitue un nouveau défi, à travers l’élaboration d’un projet individualisé encadré par des éducateurs, assistants sociaux...Ici aussi les partenariats avec acteurs de la société tels que les ASBL, ont été favorisés.

Lire le rapport d’activité 2015



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