Maisons de repos : et la sexualité dans tout ça ?

Maisons de repos : et la sexualité dans tout ça ?

En maison de repos, la sexualité semble être un sujet tabou. Pourtant, pour les ainés comme le reste de la population, elle fait partie intégrante du quotidien.

L’intimité des personnes âgées intrigue. Si des initiatives sont mises en place pour favoriser un maximum leur autonomie, il arrive néanmoins un moment où ils doivent s’en remettre aux bons soins du personnel des maisons de repos. Néanmoins, ils souhaitent souvent garder leur quotidien inchangé, dont leur intimité. A Mons, une animation en collaboration avec plusieurs ASBL est organisée, à la demande du secteur.

La demande existe

Les Foyers Saint-Joseph organisent cette animation avec plusieurs ASBL, comme Tels Quels, qui co-animent l’atelier. La demande du milieu associatif est bien présente car le manque d’informations pour gérer les situations d’intimité entre les ainés se fait ressentir. Or, la vie amoureuse reste bien présente. Pour Mélanie Gerrebos, de Tels Quels, «  La sexualité, l’intimité dure toute la vie. Il n’y a pas de date de fin comme pour un yaourt. »

Adapter les situations

Il arrive dès lors que certains couples se forment en maisons de repos. Les structures doivent donc adapter leur règlement en fonction des situations. Virginie Denutte, directrice des Foyers Saint-Joseph, explique à la Rtbf « Si l’un des deux est en chambre individuelle, cela ne pose pas de souci, car ils peuvent aller dans cette chambre. Par contre, s’ils sont tous les deux en chambre double, qu’ils aient des moments de tendresse dans une des deux chambres nous pose un peu plus de problèmes, moralement, vis-à-vis de la personne qui partage la chambre. Nous avons donc mis à leur disposition une pièce, avec une petite pancarte signalant si elle est libre ou occupée, et dans laquelle ils peuvent vivre leurs moments de tendresse comme ils le veulent. »

Un personnel à former

Si le sujet n’est pas forcément tabou dans les établissements, il n’est pas souvent mentionné. Ainsi, les aides-soignantes actuelles doivent apprendre une série de gestes naturels enseignés aujourd’hui, mais dont on ne parlait pas il y a quelques années. Veiller à ne pas découvrir la personne en entier dans les chambres doubles, bien fermer les rideaux de séparation ou encore simplement frapper aux portes lorsqu’elles sont closes.



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