Manifestation pour l'emploi dans le non-marchand à Bruxelles et à Namur

Manifestation pour l'emploi dans le non-marchand à Bruxelles et à Namur

Ce mardi 12 janvier 2015 a eu lieu à Bruxelles et à Namur la manifestation des travailleurs du secteur non-marchand qui ont répondu à l’appel de militants syndicaux (CNE-SETCa et CGSLB). Objectif : créer de l’emploi et améliorer les conditions de travail pour les salariés du secteur.

A Bruxelles comme en Wallonie, les gouvernements de la Fédération Wallonie – Bruxelles, de la Région Wallonne et de la Région de Bruxelles ont été interpellés concernant l’emploi dans le secteur, les conditions de travail et la rémunération. Une délégation syndicale a été reçue à cet effet par le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte, le vice-président wallon Maxime Prévot et la ministre wallonne de l’Emploi et de la Formation Eliane Tillieux. Pour Christian Masai, secrétaire fédéral SETCa, "Une volonté politique doit s’afficher pour le non-marchand".

Des travailleurs fragilisés

Les syndicats du non-marchand réclament une amélioration des conditions de travail des travailleurs du secteur, pour qui selon eux, la situation demeure inchangée depuis longtemps. La charge de travail qui repose sur les employés du secteur est pourtant de plus en plus conséquente au vu de la demande de la société en matière d’initiatives sociales et culturelles. Les militants syndicaux ont ainsi attiré l’attention sur le bien-être des travailleurs qui n’ont d’ailleurs pas connu amélioration des conditions de rémunération. "Certains travailleurs touchent encore 1.547 euros de salaire, soit juste au-dessus du salaire minimum garanti", explique Christian Masai. C’est pourquoi le SETCa réclame l’augmentation salariale de 1% prévue par les demandes de 2001 pour les secteurs fédéraux de la santé et la valorisation barémique de l’ancienneté et/ou de l’expérience.

Pour un nouvel accord social

Les délégués syndicaux ont plaidé pour un nouvel accord social, comme alternative au plan d’austérité. D’après les militants, il faut pouvoir réfléchir à comment redistribuer les moyens aux acteurs d’un secteur où l’on pourrait créer des milliers d’emplois au lieu de voir cela atterrir dans la poche d’employeurs incapables d’accomplir des changements considérables. Ces aides à l’emploi dans le secteur non-marchand sont variées, encore faut-il s’assurer de l’efficacité de telles mesures. Les catégories de chômeurs les plus touchées, à savoir les jeunes, n’en bénéficient pas de façon optimale.

Rendez-vous le 20 janvier

Pour l’instant, seuls Rudy Demotte, pour la Fédération Wallonie/Bruxelles et le Chef de Cabinet du Ministre Vervoort, pour Bruxelles, ont bien voulu recevoir une délégation de représentants syndicaux afin d’étudier de plus près les demandes sans pour autant s’engager à ce stade sur une quelconque perspective d’accord. Le prochain rendez-vous a lieu le 20 janvier prochain au cours duquel la présence des employeurs est attendue.



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