Manque de concertation sur la loi relative à la psychothérapie

Manque de concertation sur la loi relative à la psychothérapie

La ministre de la Santé bruxelloise, Cécile Jodogne, déplore le peu de concertation avec Maggie De Block.

La ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, a récemment décidé de n’accorder la pratique de la psychothérapie qu’aux psychologues, aux orthopédagogues cliniciens et aux médecins. Si pour certains, c’est une bonne nouvelle, pour d’autres, la ministre n’a pas pris en compte l’approche plurielle de la discipline. La ministre de la santé bruxelloise, Cécile Jodogne, elle, regrette le manque de concertation entre les entités fédérées.

Maggie De Block, fermée au dialogue

La ministre de la Santé bruxelloise a regretté, devant le Parlement francophone bruxellois, l’absence totale de dialogue avec la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, en ce qui concerne le projet de loi relatif aux professions des soins de santé mentale. « Il n’y a eu aucune concertation à ce sujet, ni dans le cadre de la Conférence interministérielle (CIM) ni ailleurs, et ce malgré la demande de plusieurs entités fédérées. Nous avons découvert ce texte tardivement, ce n’est pas acceptable » explique Cécile Jodogne.

Une part importante sur le marché

Les psychothérapies constituent une part importante de l’offre des services proposés par les Services de santé mentale (SSM). On compte environ 200 équivalents temps plein (ETP) en SSM, soit 350 personnes. D’autres services sont également concernés, comme les maisons médicales. Près de 40.000 personnes, familles, enfants fréquentent annuellement les 22 services de santé mentale à Bruxelles. 75 % de la réponse thérapeutique est constituée d’entretiens, suivis, thérapies, et rééducations. Les thérapies constituent globalement plus de 50 % de l’offre de traitement (de 30 à 70 % selon les SSM). Cette nouvelle loi menace donc directement la richesse de l’offre thérapeutique dans les services ambulatoires de la COCOF.

La ministre Cécile Jodogne partage les constats et inquiétudes exprimés par le secteur et se concerte actuellement avec ses collègues des autres entités fédérées afin de définir une réponse appropriée.



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