Maternités HS : les syndicats continuent de lutter

Maternités HS : les syndicats continuent de lutter

Les maternités de Lobbes, Tubize et Nivelles sont en voie de fermeture. Les syndicats veulent tout faire pour repousser l’échéance, voire l’éviter. Ils vont prochainement en discuter avec la direction du groupe Jolimont, à l’origine de la décision de fermer les structures.

Les syndicats attendent "avec grand intérêt cette première réunion de concertation". Selon Éric Caudron, le secrétaire régional du CNE-Hainaut, le plus important pour l’instant, c’est que la direction du groupe Jolimont veuille réellement discuter. Ils espèrent qu’ elle soit ouverte au dialogue et qu’elle ait réellement envie de trouver des solutions.

Fermetures préventives

Le 22 décembre dernier, des représentants des hôpitaux de Lobbes, Tubize et Nivelles se sont entretenus avec la ministre de la Santé, Maggie De Block. Ils voulaient obtenir des explications quant à l’annonce de la fermeture prochaine des 3 maternités. La ministre avait alors affirmé "ne pas être responsable de la réorganisation en cours dans les services hospitaliers concernés." En effet, certaines mesures de la réforme du paysage hospitalier, qui prévoient la fermeture des maternités qui n’atteindraient pas 400 accouchements par an, ne sont pas encore effectives. Éric Caudron, comme d’autres membres de syndicats, se demande donc pourquoi la direction du groupe Jolimont "a anticipé une décision politique future." C’est exactement pour clarifier cette situation et pour tenter de la convaincre de postposer la fermeture des maternités que les syndicats souhaitent discuter.

L’argument du réseau

En attendant une date de concertation, prévue dans les prochains jours, les syndicats étayent leurs arguments. Par exemple, Éric Caudron évoque celui du réseau. Il se base sur une autre mesure de la réforme du paysage hospitalier qui incite les hôpitaux à créer des réseaux entre eux afin de mieux collaborer. Il s’explique : "Lorsque la maternité d’un petit hôpital fera partie d’un réseau d’autres hôpitaux qui totaliseraient plus de 1000 accouchements par an (future norme obligatoire), ça suffirait à la maintenir active au sein de ce réseau là et à éviter sa fermeture." Pour ce faire, il faudrait débloquer plus d’argent. Point qui pose justement problème à l’heure actuelle.

Attente de financements

Les syndicats ont déjà pris contact avec des responsables politiques locaux et régionaux pour les inciter à soutenir financièrement le maintien des maternités. "Avant de fermer, il faut rechercher toutes les solutions possibles en s’associant aux communes et en demandant des sous aux responsables politiques. Les partenaires doivent ensuite se réunir autour d’une table pour parler de ce qui peut être mis en place. Si après cela, la situation ne se débloque pas, on pourrait comprendre une telle décision" , continue E. Caudron en mettant en garde contre la possibilité d’une contagion de fermetures.

Conséquence

La principale conséquence de la fermeture des maternités sera le rallongement des déplacements. Eric Caudron se dit inquiet : "Je n’ose pas m’imaginer un accouchement qui se fera en urgence. Si la maternité de Lobbes ferme ses portes, par exemple, les futures mamans seront obligées d’aller jusqu’à Charleroi ou La Louvière ; vous vous rendez compte ?" Même s’il comprend qu’il faille faire quelque chose et que les budgets sont limités, le secrétaire régional proteste : "On ne peut pas travailler sur les soins de santé en ayant l’euro derrière !"



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