Mauvaise surprise pour les enseignants de promotion sociale !

Mauvaise surprise pour les enseignants de promotion sociale !

Catherine Lemaire, une Anderlechtoise venant en aide à un réfugié irakien, a dénoncé le contenu d’un manuel d’alphabétisation. Ce matériel vise à enseigner le français aux nouveaux arrivants.

L’enseignement de promotion sociale offre aux adultes un large choix de formations, adaptées à chacun. Il a pour but de concourir à l’épanouissement personnel et à l’insertion sociale et culturelle de l’individu. Cela est encore plus véridique lorsque ces adultes sont d’origine étrangère ou des réfugiés. Cela fait maintenant quelques temps que Catherine Lemaire accueille chez elle Raad, un réfugié irakien. Pour l’apprentissage de la lecture, elle s’appuie sur des manuels d’alphabétisation. L’un d’entre eux, provenant du Centre Erasme, contenait cependant des phrases stigmatisantes et choquantes, surtout pour un public issu de sociétés en conflit.

Un non-renouvellement des supports éducatifs

Le syllabus utilisé par Madame Lemaire provient du Centre Erasme, dispensant des cours de promotion sociale à Anderlecht. Il s’agit du support d’un cours d’alphabétisation "Niveau 2". Après avoir pris connaissance du type de phrases (telles que Papa jette une bombe et va en prison) présentes dans le manuel, Madame Lemaire s’est indignée sur les réseaux sociaux : " C’est proprement inadmissible, écrit-elle. Est-on vraiment conscient qu’il s’agit de matériel didactique proposé par un pays d’accueil en vue de l’insertion " ? La direction du centre a été contactée, et reconnait une erreur, malgré une réelle surprise. En effet, le syllabus aurait été rédigé il y a trois ans, d’après Bernard Delécluse, le directeur du centre, qui déclare à RTBF qu’il "aurait préféré qu’on réagisse auparavant. "

Quid de la relecture des manuels ?

Suite à cette polémique se pose la question de la relecture et de la validation du support pédagogique. Cette vérification est essentielle afin de fournir un support parfaitement adapté aux besoins de l’élève et des professeurs. A ce sujet, le directeur se justifie auprès de RTBF : "Moi en tant que directeur j’ai 40 enseignants. Impossible de refaire les syllabus chaque année et de vérifier le matériel pédagogique de tout le monde ici. L’effort sera fait de toute façon pour que ce genre de chose n’apparaisse plus."

La ministre réagit

La ministre de l’Enseignement de Promotion Sociale de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Isabelle Simonis, s’est exprimée par communiqué. Elle condamne l’usage de ces phrases dans un ouvrage à valeur pédagogique auprès des réfugiés : " Il existe une multitude de phrases dans la langue française et choisir celles-ci, dans le contexte actuel et au regard du public qui suit les formations, est interpellant ". Afin de comprendre comment un tel support a pu être distribué librement pendant 3 ans auprès des professionnels et des élèves, la ministre a demandé à ses services d’effectuer une mission d’inspection du centre.

La rédaction



Commentaires - 1 message
  • Bravo à cette dame d'avoir signalé une horreur pareille!
    Mais malheureusement dans la plupart de ces "écoles poubelles", les supports se font torchons ou du moins ils sont dignes à se torcher le derrière avec ...
    L'enseignement n'y pas de qualité, il suffit d'y faire un petit tour pour s'en rendre compte!
    Par exemple, à lemonnier, il y aurait de quoi écrire un roman rempli de fautes grammaticales... (cas d'un prof francophone ne sachant pas utiliser les subjonctifs ...)
    Après ça, on reproche aux gens de ne pas savoir écrire ou s'exprimer dans une des langues nationales...


    L'inégalité est bien présente sur les bancs scolaires!
    En fonction de vos revenus, vous aurez droit à une formation qui vous hissera vers un emploi et à défaut....à vous le chômage!

    Bravo jeudi 11 mai 2017 15:01

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