Mise à l'emploi : le partenariat CPAS/acteur de formation à encourager

Mise à l'emploi : le partenariat CPAS/acteur de formation à encourager

Grâce aux partenariats qu’ils tissent, les CPAS jouent un rôle majeur dans l’insertion socio-professionnelle de leurs bénéficiaires. Pour preuve : deux exemples concluants développés par le CPAS de Charleroi et celui de Genappe grâce à un partenariat avec des acteurs de formation.


- Les CPAS, ces tisseurs de partenariats
- Article 61 : quand les CPAS interagissent avec le privé

Dans son chapitre consacré aux partenariats, la radioscopie 2014 des politiques d’insertion socio-professionnelle s’est concentrée sur les systèmes de collaboration officialisés par les CPAS avec une structure externe, via une convention formelle de partenariat.

Développer les partenariats avec les acteurs de formation

Différentes structures y sont citées de façon récurrente. Parmi elles, le Forem, les Entreprises de Formation par le Travail (EFT), les MIssions Régionales pour l’Emploi (MIRE), les Organismes d’Insertion Socio-Professionnelle (OISP), les régies de quartier, l’AWIPH, le CEFA, l’IFAPME, ainsi que des entreprises privées sans oublier les partenariats entre CPAS eux-mêmes qui ne cessent de s’intensifier (+12,6%).

Cela dit, la Fédération des CPAS déplore tout de même une trop lente progression des partenariats avec les acteurs de formation (CEFA, IFAPME, promotion sociale,...). « Ce type de partenariat doit être soutenu car, mené jusqu’à son terme, il débouche, le plus souvent, sur une insertion durable sur le marché du travail. Il s’agit dès lors d’un partenariat à faire progresser. »

Le partenariat formation, un accompagnement qui fait ses preuves

L’expérience pour le moins concluante du CPAS de Charleroi avec l’IFAPME est là pour le confirmer. Malvina Govaert, directrice générale de la Fédération des CPAS, explique : « Concrètement, il y a 9 postes d’ouverts, dans les maisons de repos et le restaurant social du CPAS, pour des apprenants en contrat d’apprentissage. Les frais d’inscription (minerval) sont pris en charge pour moitié par le CPAS et pour moitié par l’IFAPME. La dernière année de sa formation, le CPAS s’engage à recruter la personne dans un contrat article 60 alors qu’elle continue à aller aux cours (il y a dispense de travail pendant les heures de formation). Le CPAS et l’IFAPME font l’accompagnement conjointement et de manière régulière. »

L’avantage d’une telle collaboration est que la personne sort de son parcours avec une qualification, une expérience de travail et un statut de chômeur qui lui donne accès à l’accompagnement à la recherche d’emploi par le Forem.

« Des cartes pour l’emploi », un projet novateur

Autre initiative à succès développé par un CPAS en partenariat avec d’autres acteurs : « des cartes pour l’emploi. » Ce projet d’insertion professionnelle a été développé par le CPAS de Genappe en partenariat avec le CPAS de Court-Saint-Étienne, le CPAS de Villers-la-Ville, les opérateurs de Lire et Écrire BW, le CESEP, l’Action Intégrée de Développement (AID) BW, l’ALE de Genappe, l’ALE de Court-Saint-Étienne et la Maison de l’Emploi de Genappe.

L’initiative qualifiée de novatrice par le président du CPAS de Genappe, Vincent Girboux, a pour but d’apporter une aide aux personnes bénéficiaires d’un revenu d’intégration sociale qui rencontrent des difficultés à s’insérer sur le marche de l’emploi. « Un programme de formation a été conçu, articulé sur l’insertion professionnelle et l’accompagnement vers et dans l’emploi. Ce programme comprend des simulations d’entretiens d’embauche, de prises de parole devant le groupe, des appels téléphoniques ainsi que des échanges d’idées et de moyens. Des entretiens individuels avec les formateurs ont aussi permis de peaufiner la stratégie de chacun, l’objectif étant que chaque participant s’oriente à l’issue de la formation vers une autre formation, qualifiante cette fois, pour se positionner ensuite sur le marché de l’emploi », indique Vincent Girboux pour le journal Vers l’Avenir.

Les CPAS au cœur de la mise à l’emploi

Sur les vingt personnes à avoir entamé la formation « Des cartes pour l’emploi » en octobre dernier, la moitié l’a menée à son terme.

Au travers de telles initiatives, il est donc heureux de constater que développer des partenariats en matière d’insertion socio-professionnelle porte ses fruits...

Delphine Hotua



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.