Non-marchand : les syndicats fustigent le gouvernement wallon

Non-marchand: les syndicats fustigent le gouvernement wallon

Après une réunion jugée "catastrophique" ou "frileuse" entre les syndicats du secteur non-marchand et le gouvernement wallon, les négociations sont au point mort.

"On pensait pouvoir commencer les discussions, mais personne ne s’était préparé", a déploré Patricia Piette, secrétaire nationale de la CNE non-marchand, suite à la réunion de jeudi dernier entre le gouvernement wallon et les syndicats du secteur non-marchand qu’elle a qualifiée de "catastrophique". Une prochaine rencontre est prévue le 16 février prochain, mais les syndicats ont "la vague sensation qu’on les lanterne".

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Réunion fiasco

Lors de la grande manifestation du 24 novembre, le gouvernement wallon avait déclaré ne pas être prêt pour rencontrer les représentants des travailleurs du secteur non-marchand. Ce n’est que le 9 décembre qu’ils ont pu rencontrer les ministres Prévot et Tillieux pour leur exposer leurs priorités : l’emploi, la réduction du temps de travail et le pouvoir d’achat. Les syndicats leur ont alors demandé de réfléchir à une enveloppe budgétaire qui correspondrait au mieux aux besoins et autour de laquelle ils pourraient négocier. Mission transmise aux administrations qui devaient exposer leurs résultats lors du groupe de travail qui s’est tenu jeudi dernier. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Les administrations n’auraient pas été prévenues de leur mission et sont arrivées à la réunion les mains vides. La rencontre a ainsi été reportée au 16 février. P. Piette s’offusque : "On a la réelle sensation qu’on nous lanterne et que le gouvernement wallon n’est pas prêt à négocier !" Christian Masai, secrétaire national du Setca non marchand, est plus nuancé : "On est à l’entame des négociations, je ne vais donc pas émettre de qualificatifs ou de jugements envers le gouvernement wallon. Il est vrai que la réunion a été frileuse, mais la sortie a été positive puisqu’on pourra très prochainement entamer les discussions."

Du mieux en FWB et au Fédéral

Au niveau du Fédéral et de la Fédération Wallonie Bruxelles, la situation semble évoluer plus rapidement. En effet, les deux entités ont déjà entamé les discussions et d’autres rencontres sont prévues sous peu. La secrétaire nationale de la CNE non-marchand confirme "qu’elles montrent une implication plus manifeste dans le travail. Au niveau du Fédéral, un agenda a été décidé et une rencontre est prévue avant la fin du mois de janvier. En FWB, des groupes de travail par sous-secteurs auront lieu les 2 et 3 février et un comité de pilotage évaluera le coût total des revendications le 10 février."

Nouvelle action

Ce lundi a lieu, en ce moment même, une nouvelle action du non-marchand à Bruxelles. 200 militants ont prévu d’adresser leurs vœux aux 3 entités du pays pour leur rappeler qu’ils souhaitent boucler l’accord du non-marchand au plus vite. "L’idée est de taper sur le clou pour ne pas se faire oublier", explique P. Piette. Elle rappelle finalement qu’ "il faut absolument que l’accord du non-marchand soit conclu au maximum au début de l’année prochaine. Si les négociations aboutissent avant l’été, c’est encore possible !" Christian Masai souhaite, quant à lui, un premier accord d’ici le mois de juin 2017.



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