Non reconnaissance du diplôme de psychomotricien : les réactions

Non reconnaissance du diplôme de psychomotricien : les réactions

Suite à la décision de la Ministre De Block de ne pas reconnaitre la psychomotricité comme discipline paramédicale à part entière, les réactions ne se sont pas faites attendre !

La Fédération des Etudiants Francophones (FEF) et l’Union professionnelle belge des psychomotriciens francophones (UPBPF) étaient les premiers à faire part de leurs regrets suite à l’annonce de la non reconnaissance du diplôme de psychomotricien. Depuis, les réactions des étudiants et du monde politique se sont succédées. Tous dénoncent la position du gouvernement fédéral biaisée par la vision différente de la fonction au Nord du pays...

"Une conception de la santé proche de la France"

Jean-Claude Marcourt, ministre de l’Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, estime que la décision du gouvernement fédéral va à contre- temps. "La psychomotricité est quelque chose de spécifique qui se développe. (...) J’avoue ne pas comprendre la décision, avec le fort sentiment que, de nouveau, il y a deux conceptions de la santé. L’une, au Sud, est peut- être plus proche de la Suisse et de la France, avec la volonté d’avoir un vrai diplôme et une profession réglementée de psychomotricien. L’autre, au Nord, où c’est une activité complémentaire pour les psychothérapeutes ou les ergothérapeutes", a-t-il déclaré à la rédaction de la RTBF.

Interpellation de la FWB

Caroline Persoons, cheffe de groupe DéFI au parlement de la FWB ne se contente pas de donner son avis. La représentante de parti va plus loin et demande dans un communiqué à ce que la Fédération travaille à cette reconnaissance, "par tout moyen de droit dont la sonnette d’alarme". Elle fait un parallèle avec le dossier des quotas ’numerus clausus’ en médecine, où les intérêts de la FWB n’avaient pas été entendus par le fédéral. Une prise en compte plus d’importante de l’intérêt flamand par le fédéral est donc ici pointée du doigt. La reconnaissance "ne peut pas être balayée d’un coup par le gouvernement fédéral sur base d’un avis du Conseil national des Professions paramédicales composé de 2/3 de néerlandophones", a-t-elle ajouté...Voila qui est dit.

Une solution intermédiaire

Catherine Fonck, présidente du groupe cdH au Parlement fédéral, prône une position plus modérée. Sur Twitter, elle coupe la poire en deux et propose de reconnaître la psychomotricité "comme profession paramédicale mais aussi comme qualification particulière kinés/ergothérapeute"...Affaire à suivre !



Commentaires - 1 message
  • De plus en plus d'enfants ont besoin de fixer leur attention, de g�rer leur �nergie. Mon fils a �t� atteint de dyspraxie et la psychomotricienne nous a �norm�ment aid�s. Cette d�cision est une aberration!

    timmatan vendredi 24 juin 2016 20:04

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