OIP bruxellois : les critiques continuent de pleuvoir

OIP bruxellois : les critiques continuent de pleuvoir

Le projet d’ordonnance autorisant la création du nouvel organisme d’intérêt public (OIP) bruxellois, baptisé Iriscare, a été adopté. Depuis, les critiques affluent de toutes parts.

La semaine dernière, 3 associations se plaignaient de la non représentation des personnes handicapées dans le nouvel OIP bruxellois. C’est à présent au tour du MR de critiquer ouvertement Iriscare. Lui reprochant notamment son mode de fonctionnement non-démocratique ou le bouleversement qu’il suscitera sur les allocations familiales.

Un OIP non-démocratique ?

Le MR ne votera pas contre l’OIP bruxelloise, car elle assurera la continuité du paiement des allocations familiales et qu’elle en simplifiera le fonctionnement. Mais le parti libéral n’est pas convaincu par le bien-fondé de ce nouvel organisme. Il lui reproche, notamment, son mode de fonctionnement "non -démocratique". Iriscare aura de grandes capacités de décisions concernant par exemple les conditions d’octroi, les modes de liquidations, de paiements ou encore de contrôle d’aide. Pour le MR, "la structure devrait préparer des avis et non les prendre à la place du gouvernement".

"Occasion manquée"

Autres critiques émises par le parti : le manque de concertation avec le secteur des soins de santé, la non création d’une synergie COCOM/COCOF/OIP pour les interventions relatives au handicap, la sur-représentation au sein du comité général de gestion, le flou autour de la procédure de recrutement et de la formation des nouveaux agents d’Iriscare et enfin l’absence de précisions quant à la création de crèches bicommunautaires. Mais surtout, pour la cheffe de file libérale de la COCOM, Viviane Teitelbaum :"Les allocations familiales doivent être un outil stratégique dans l’arsenal politique familial, et la nouvelle structure va assurément en changer le paysage. Les allocations familiales ne sont pas un ersatz aux politiques et outils de lutte contre la pauvreté croissante en région bruxelloise. Il faut donc aller vers des politiques sociales et familiales qui répondent aux enjeux du 21è siècle et aux problématiques spécifiques bruxelloises. Une occasion manquée de plus."

Iriscare, l’AViQ bis

Le 1er février, Rudi Vervoort , ministre-président de la Région bruxelloise présentait Iriscare : "Nous créons en ce moment l’organisme qui sera désormais le centre de ce qu’il convient d’appeler la sécurité sociale bruxelloise". Le nouvel OIP, comparé à l’Agence wallonne pour une vie de qualité (AViQ), ne sera opérationnel qu’en fin d’année. Pour pouvoir fonctionner, il se composera de 3 organes spécifiques : un Comité général de gestion, un Conseil de gestion des prestations familiales et un Conseil de la santé et de l’aide aux personnes. L’organisme bicommunautaire et bilingue, inspiré du modèle de l’Inami, s’occupera de domaines tels que la santé, l’aide à la personne, les allocations familiales... Des matières transférées au moment de la 6e réforme de l’Etat ou anciennement gérées par la COCOM.

La rédaction



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