Ouvrir une crèche parentale : l'alternative citoyenne

Ouvrir une crèche parentale : l'alternative citoyenne

Face à la pénurie de milieux d’accueil, certains parents décident de mettre leur énergie en commun pour ouvrir une crèche. Un long chantier qui en vaut la peine sur le plan financier et humain.


- Comment ouvrir un milieu d’accueil ?
- Crèches privées, existence menacée

La première crèche parentale a ouvert ses portes en 2004 en Belgique. Elle peut recevoir 14 enfants par jour. Cette initiative n’aurait pas pu voir le jour sans l’énergie et l’investissement de parents et d’associations. « Tout le monde peut ouvrir une crèche parentale. Il peut s’agir d’un groupe de citoyens, de communes ou de CPAS », explique Ingrid Nassogne, chargée de projet au RIEPP, le réseau des initiatives enfants-parents-professionnels. Ce réseau accompagne d’ailleurs les citoyens désireux de se lancer dans le projet car dit-elle, « il faut du temps, de l’énergie, et il y a un risque que les groupes citoyens s’essoufflent ». Le ministre Jean-Marc Nollet a mis en place au début des années 2000 un cadre légal pour ce type de de structures. Mais l’initiative est encore loin d’être étendue, contrairement à la France. 2 crèches parentales existent aujourd’hui – à Louvain-la-Neuve, une initiative citoyenne, et Limelette, un projet communal – et 4 nouvelles crèches sont en cours d’élaboration.

Contribution des parents

Dans une crèche parentale, les parents participent à l’élaboration du nouveau milieu d’accueil - choix du lieu, remise du dossier, demande de subsides, etc - mais contribuent aussi au fonctionnement quotidien du lieu. «  Les parents sont présents 4 heures par semaine si l’enfant est à temps-plein, ils peuvent aussi faire partie du CA », détaille Ingrid Nassogne. « En échange de leur permanence, ils obtiennent une réduction de 10% de la participation financière », précise-t-elle, ce qui fait des crèches parentales, déjà subventionnées par l’ONE, l’une des structures d’accueil les plus démocratiques dans le pays.

Manque de personnel

Les crèches parentales fonctionnent évidemment aussi avec des professionnels du secteur de l’enfance. «  Il y en a moins que dans les crèches classique, l’ONE considérant que les parents compensent », regrette Ingrid Nassogne. « Nous devons courir après les aides à l’emploi pour avoir un personnel suffisant ou engager sur fonds propres. On compose avec des bouts de ficelles », explique-t-elle. Elle revendique « davantage de personnel pour permettre aux parents de souffler ». Et assurer la pérennité de telles structures d’accueil de l’enfance.

En savoir plus :

Crèche parentale de LLN : http://www.crecheparentalelln.be/

Crèche parentale de Limelette : http://lestournesols.wix.com/creche

RIEPP : http://www.riepp.be/

Manon Legrand



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.