Pacte pour l'emploi et la formation : défi lancé pour la Wallonie

Pacte pour l'emploi et la formation: défi lancé pour la Wallonie

Le dialogue s’organise entre le gouvernement wallon et le GPS-W, groupe de partenaires sociaux de Wallonie.

A la clé du Pacte pour l’emploi et la formation, la refonte des aides à l’emploi et la mise à l’emploi des jeunes. Les priorités et les lignes d’action du Pacte devront être définies par un groupe de pilotage, constitué de 8 représentants des partenaires sociaux et 3 représentants du gouvernement wallon. Une première en Wallonie, depuis la réforme de l’Etat. La ministre de l’Emploi au gouvernement wallon Eliane Tillieux (PS) entend tenir le pari et atteindre un consensus réaliste pour une réforme de l’emploi effective.

Aide à l’emploi et insertion des jeunes

L’enjeu est de taille pour Eliane Tillieux. D’ici juin, le GPS-W devra communiquer ses premiers engagements pour la réforme des aides à l’emploi. Une thématique qui représente à elle seule un budget de 1.5 milliard d’euros. L’idée, c’est d’identifier les besoins concrets et d’imaginer de processus d’aide à l’emploi rationnels et efficaces pour chaque secteur professionnel. Un long travail d’études et de recherches, en somme. Mais ce n’est pas tout : au programme, il faut aussi revoir les modalités du contrat d’insertion et, de façon plus générale, l’ensemble des mécanismes d’accès des jeunes au marché de l’emploi. Eliane Tillieux a déjà évoqué la mise en place de stages en entreprise systématiquement disponibles pour les jeunes en formation professionnelle en alternance. Une mise en perspective sur l’emploi des jeunes qui demande, là aussi, une grande cohésion entre les ambitions du gouvernement et les partenaires sociaux, notamment les employeurs.

Encourager le dialogue social en Wallonie

C’est bien dans l’objectif de ce consensus sur le modèle fédéral que réside tout le défi wallon. Pour Eliane Tillieux, il est primordial que le Pacte se focalise sur des projets "concrets et réalistes". Le GPS-W est donc appelé à se réunir toutes les 2 semaines pour développer la réflexion sur les objectifs les plus importants. Pour L’Avenir, la ministre de l’Emploi a affirmé son espoir de voir la Wallonie forte d’un dialogue social réfléchi : « C’est un pari, celui de la maturité des partenaires sociaux. Pour réussir, il faudra une confiance mutuelle entre tous les acteurs concernés. Et surtout que tout le monde avance dans le même sens. Et ce n’est pas naïf de dire cela. C’est la clé du succès. » Premiers résultats d’ici la mi-juin.



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