Parcours d'intégration : bientôt obligatoire en Wallonie

Parcours d'intégration : bientôt obligatoire en Wallonie

Après des années de discussions et mésententes entre PS et MR, le parcours d’intégration sera bientôt rendu obligatoire pour les primo-arrivants.

Après d’interminables discussions sur la nécessité d’un parcours d’intégration obligatoire ou non en Wallonie, comme c’est déjà le cas en Flandre, Maxime Prévot (CDH), Ministre de l’Action sociale, a annoncé ce mardi au Parlement wallon, que celui-ci sera bien imposé d’ici peu. Un communiqué qui va au-delà de la déclaration de politique régionale de 2014 où il n’était alors question que de rendre les cours de français obligatoires.

Le MR satisfait !

Ce revirement de situation est d’autant plus surprenant qu’il correspond aux exigences de l’opposition MR, qui formule cette demande depuis belle lurette. La crise de l’asile que connaît actuellement le pays a forcément joué un rôle dans cette décision et un projet de décret sera déposé au gouvernement wallon ce jeudi, en vue d’être adopté d’ici la fin de l’année. Les différents partis s’étant finalement mis d’accord sur la question. Pour rappel, les libéraux faisaient jusqu’à présent face à une forte opposition du parti socialiste sur le caractère obligatoire du parcours, d’une part pour des raisons budgétaires, mais aussi idéologiques.

Obligatoire et sanctionnable

Face à l’arrivée massive de réfugiés ces derniers mois, l’exécutif wallon a finalement décidé de dégager des budgets pour alimenter les caisses des associations en charge de l’accueil des migrants, en vue de développer davantage les services permettant aux personnes accueillies, de s’intégrer au mieux dans la société belge. Rappelons que la dimension obligatoire du parcours d’intégration implique, outre les 120h de cours de français, 20h de cours de citoyenneté et un suivi de l’insertion socio-professionnelle. Last but not least, le caractère obligatoire du parcours d’intégration est assorti de sanctions financières envers les personnes qui ne le suivraient pas.

Sandra Evrard

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