Petite victoire pour le non-marchand

Petite victoire pour le non-marchand

Une délégation de travailleurs du secteur non-marchand vient de rencontrer Maxime Prévot, ministre wallon de la Santé et de l’Action sociale et Eliane Tillieux, ministre wallonne de l’Emploi. Petite victoire pour le non-marchand : des groupes de travail vont être mis en place dès janvier.

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Le 24 novembre dernier, le secteur non-marchand était présent en nombre pour faire part de son ras-le-bol. Lors de cette manifestation, les syndicats de travailleurs ont émis une série de revendications devant les gouvernements des entités fédérées. Verdict : pas de budget pour le non-marchand. Ce vendredi 9 décembre, "la porte s’est entrouverte" déclarait Chrisitan Masai, secrétaire fédéral SETCa, à la RTBF après sa rencontre avec les ministres wallons Prévot et Tillieux.

Groupes de travail

Un rayon de soleil semble s’être faufilé à travers les épais nuages qui gênent le secteur non-marchand depuis un moment. Même si "la situation budgétaire reste tendue et difficile", les ministres wallons reconnaissent la valeur ajoutée du secteur non-marchand et la nécessité de le financer. Ils promettent également de prendre en compte les revendications "dès que le ciel budgétaire s’éclaircira". Pour en discuter, un premier groupe de travail est prévu pour le 19 janvier à Namur. "D’une porte fermée, nous passons à une porte entrouverte, mais avec une pièce complètement vide" réagit Christian Masai. Pas encore tout à fait satisfait, le secrétaire fédéral SETCa continue : "On va mettre le pied dans la porte qui s’est légèrement entrouverte et continuer à mettre la pression."

Recentrer les priorités

Lors de cette rencontre entre les syndicats et les ministres wallons de l’Action sociale et de l’Emploi, les revendications du secteur non-marchand se sont précisées. Les travailleurs ont recentré les priorités qu’ils souhaitent voir concrétiser pour un accord social pluriannuel. L’emploi arrive à la première position et implique d’aborder la fin de carrière ou la réduction collective du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires. Ensuite, ils veulent relancer une démarche en faveur du pouvoir d’achat qui semble s’effriter. D’abord sur le saut d’index et ensuite sur les retombées du tax-shift au bénéfice des employeurs et de certains pouvoir subsidiaires. Autres priorités : l’intégration de la progression salariale de 1% en application de l’accord social fédéral de 2001, l’élargissement du périmètre de l’accord social à certains secteurs ou institutions et une valorisation barémique de l’ancienneté et de l’expérience sur l’ensemble des secteurs du non-marchand.



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