Plan "Attitudes saines" : quand la recherche collabore avec le terrain

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Les contours du futur Plan Santé bruxellois 2018-2022, baptisé provisoirement "Plan de promotion des modes de vie favorables à la santé à Bruxelles", viennent d’être présentés aux professionnels du secteur lors d’une après-midi de rencontre et d’échanges.

Vendredi, à l’initiative de la ministre bruxelloise de la Santé, Cécile Jodogne, s’est tenue une après-midi de rencontre et d’échanges au sujet du futur Plan "Attitudes saines" à Bruxelles. Afin de définir les stratégies essentielles à mettre en place pour concrétiser ce futur Plan, la ministre a demandé à l’Ecole de santé publique de l’ULB de réaliser un travail d’analyse et de concertation avec les divers acteurs de ce domaine. Les résultats de cette recherche, qui a duré 6 mois, viennent d’être présentés à un public composé d’acteurs et services de la promotion de la santé, d’acteurs de terrain, ayant participé ou non aux concertations, ainsi qu’aux représentants des cabinets exerçant des compétences en la matière.

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Les attitudes saines à l’honneur

Lors de son discours d’ouverture, la ministre Jodogne a tenu à réaffirmer le bien-fondé d’un tel Plan pour la Région. L’idée globale est de prioriser les attitudes saines grâce à l’amélioration de 4 thématiques principales - le quatuor, comme l’appelle les chercheurs - : l’activité physique, l’alimentation, le tabac et l’alcool. "Je souhaite que la politique de la promotion de la Santé vise plus largement le bien-être des bruxellois et qu’ils s’attachent ainsi à des dimensions telles que la confiance en soi, l’estime de soi ou encore le développement de l’esprit critique. Cette approche globale et positive doit donc aussi se garder de tout caractère prescriptif ou moralisateur. Il s’agit de renforcer les capacités individuelles et collectives et d’aménager les environnements afin de faciliter l’accès à des ressources et à des services pertinents."

La recherche au service de la Santé

Le travail présenté vendredi est une proposition construite à partir d’un processus de recherche et de concertation qui composera largement le futur Plan Santé. C’est ensuite le gouvernement qui déterminera les priorités retenues en tenant compte des disponibilités budgétaires.

Concrètement, les recherches effectuées se basent sur d’anciens travaux d’ici ou même d’ailleurs (ex : Programme National Nutrition Santé français). Diverses données, concernant les 4 thématiques précitées, ont été analysées et comparées pour déterminer les principaux points à améliorer. Lors de sa présentation, Katia Castetbon de l’Ecole de santé publique de l’ULB a par exemple souligné le fait que la consommation de fast-food par semaine est beaucoup plus élevée à Bruxelles qu’en Wallonie.

Processus de co-construction

Ces chiffres ont ensuite permis de dresser une liste de stratégies visant à promouvoir les modes de vie et les environnements favorables à la santé. Des stratégies qui ont ensuite été soumises à de nombreux acteurs de terrain pour leur permettre de donner leur avis et éventuellement ajuster les propositions. Apparemment, la concertation avec le terrain aurait permis, par le biais de nombreuses modifications, de rendre les stratégies bien plus en phase avec la réalité. Au nombre de 21, elles sont regroupées en 4 axes : état des lieux (ex : recueillir, utiliser et diffuser des données sur l’état de santé des bruxellois), cadre institutionnel (décisions politiques), soutien aux acteurs de terrain et enfin, axe le plus important selon Yves Coppieters de l’Ecole de santé publique de l’ULB, soutien à la population bruxelloise.

La suite ?

La présentation de vendredi clôt définitivement la phase de recherche et la collaboration avec les acteurs de terrain. "Il faut à présent opérationnaliser le Plan", a indiqué Y. Coppieters en introduisant son paragraphe de conclusion. L’idée est notamment de lancer des appels à projets permettant de désigner et de financer des activités en lien avec les thématiques abordées ou encore de mettre en place un cadre de suivi et d’évaluation.

Apportant le mot final à la rencontre, la ministre Jodogne a lancé un appel au sein de l’assistance. Elle souhaite trouver un nom plus accrocheur pour son futur Plan "Attitudes saines". Des idées parmi vous ?

La rédaction



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