Plan VIH 2016 : plus de soutien aux centres de référence Sida

Plan VIH 2016 : plus de soutien aux centres de référence Sida

Maggie De Block a dévoilé son plan VIH 2016 : celui-ci met l’accent sur le soutien financier aux centres de référence Sida et sur les subventions accordées aux associations qui assurent un accompagnement médical aux travailleurs du sexe.

Le Comité de monitoring chargé d’assurer le suivi de l’avancement du plan VIH vient de publier son premier rapport. Ce dernier dresse un bilan des actions déjà réalisées dans le cadre du plan VIH 2014-2015 et dévoile les actions prioritaires pour 2016. « Le rapport du Comité de monitoring est important car il nous permet d’une part, de suivre la situation en matière de VIH/Sida sur le terrain, et d’autre part, de mieux faire connaître à la population les facilités qui existent en matière de lutte contre le VIH et le Sida dans notre pays. Je salue à cet égard les efforts accomplis par les acteurs du terrain et les pouvoirs publics », a expliqué Maggie De Block. Ce comité compte entre autres parmi ses membres, les centres de référence Sida, l’Institut scientifique de la Santé publique, les organisations de prévention des maladies sexuellement transmissibles, ainsi que les organisations représentatives des patients.

648 000€ de subvention

Pour la ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé publique, les priorités 2016 sont notamment axées sur l’accompagnement médical des travailleurs du sexe. Ghapro, Pasop, EspaceP et Alias, les quatre associations qui offrent un accompagnement médical aux travailleurs du sexe masculins et féminins, voient la subvention qu’ils reçoivent dans ce cadre prolongée pour une période de 3 ans. Celles-ci recevront un montant total de 648.000€ en 2016, réparti comme suit : 216.875€ pour Ghapro, 178.425€ pour Pasop, 169.948€ pour EspaceP et 82.750€ pour Alias. En 2015, Ghapro, Pasop, EspaceP et Alias ont pu toucher 3.879 travailleurs du sexe et ont effectué 9.842 consultations. Ces mêmes chiffres s’élevaient respectivement à 3.790 et à 9.010 en 2014.

Accompagnement médical

Ces associations vont activement à la recherche des travailleurs du sexe et offrent un accompagnement ainsi que des tests médicaux. Ceux-ci sont réalisés sur une base complètement anonyme. Les organisations fournissent aussi des soins médicaux. Leurs médecins prescrivent des médicaments et vaccinent ces travailleurs contre l’hépatite B par exemple. Les subventions sont également destinées à soutenir l’élaboration du matériel de sensibilisation comme des sites web et des dépliants.

Soutien financier aux centres de référence

Les centres de référence Sida interviennent dans l’offre de dépistage anonyme du VIH et dans l’offre complète de dépistage incluant d’autres infections sexuellement transmissibles (IST). Ils font aussi partie des priorités 2016. Ces centres procurent également de la médication antivirale à usage prophylactique contre le VIH (prise de médicaments après une exposition afin de faire barrage à une infection), en cas d’exposition non professionnelle au virus (NONOPEP). Jusqu’à présent, ces centres ne bénéficiaient pas d’un remboursement pour ces prestations, et ce depuis 2013, à cause d’un vide juridique. La ministre De Block met fin à cette situation. L’arrêté royal du 26 décembre 2015 fixant les conditions selon lesquelles une intervention de l’assurance obligatoire soins de santé et indemnités peut être octroyée aux centres de référence Sida dans ce cadre, sera publié prochainement au Moniteur belge, avec effet rétroactif jusqu’en 2013.

Meilleure couverture géographique

Deux nouveaux centres de référence Sida ont été reconnus fin 2014, portant le total à 11 centres en Belgique. Les derniers centres agréés sont situés à Mont-Godinne et Bruges. Le but de ces centres de Référence Sida est d’amener ou de maintenir le patient vivant avec le VIH (avec sa coopération) dans des conditions optimales. Celles-ci sont à la fois médicales, psychologiques et familiales, mais portent aussi sur l’éducation et l’insertion socio-professionnelle. Pour atteindre cet objectif, les centres de référence Sida tiennent compte des besoins du patient et peuvent compter sur une équipe composée de psychologues, de nutritionnistes, d’un travailleur social ou d’une infirmière, et d’un travailleur social. Cette équipe est dirigée par un médecin. Le gouvernement libère chaque année 6,6 millions d’Euros pour le financement de ces centres.

Dépistage décentralisé et démédicalisé

Epinglons aussi le fait qu’un groupe de travail juridique a été créé afin de permettre le dépistage du VIH de façon démédicalisée et décentralisée à l’aide d’un test d’orientation en Belgique. Le groupe de travail tient compte du travail préparatoire mené par les Centres de Références Sida en collaboration avec l’INAMI et de l’avis du Conseil Supérieur de la Santé (CSS).

Cap 2019

Rappelons aussi que le Plan VIH 2014-2019 pour la Belgique comprend 58 actions visant à réaliser les objectifs suivants :
- Diminuer les nouveaux cas d’infection au VIH, en favorisant les conditions d’une sexualité épanouie et responsable.
- Favoriser l’accès à des services et programmes de prévention, de dépistage, de soins et d’accompagnement de qualité, spécialisés en matière de VIH, dans le cadre d’un accès universel à la santé.
- Diminuer toutes formes de stigmatisation et de discrimination, en particulier celles fondées sur le statut sérologique ou l’état de santé.



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