Poursuivre le financement des services d’aides aux femmes battues en Wallonie

Poursuivre le financement des services d'aides aux femmes battues en Wallonie

La députée wallonne, Christie Moreale (PS), souhaite que le financement des services d’aides aux femmes battues se poursuive dans le temps. A l’heure actuelle, la Région accorde les subsides sur une base renouvelable tous les trois ans.

Depuis quatre ans, des services ambulatoires de prise en charge des victimes de violences conjugales reçoivent chaque année un financement de la Wallonie. La députée liégeoise, Christie Moreale, demande aujourd’hui à ce que ces subventions soient pérennisées dans le temps. "Dans sa déclaration de politique régionale, le gouvernement wallon s’est engagé à faire de la lutte contre tous les types de violences faites aux femmes une priorité (...) j’espère donc faire avancer plus vite la discussion sur cette question". Elle dépose une modification de décret relatif à cette question, qui devra être pris prise en considération par le Parlement wallon prochainement.

Sécurité de l’emploi

Autre élément justifiant la proposition des socialistes : la sécurité de l’emploi des acteurs de terrain. "Cela devrait apporter une plus grande sécurité au niveau des emplois dans ce secteur. On peut imaginer dans le futur un ministre qui décide que ce n’est plus une priorité du gouvernement. Qu’arrivera-t-il alors à ces services ambulatoires ?" interroge C. Morreale. Si la modification de décret devait passer, elle permettrait, selon la députée, de garantir la sécurité d’environ "une vingtaine d’emplois."

Critères

Cinq services locaux situés à Chimay, Liège, La Louvière, Sambreville et Charleroi pourraient être concernées par la pérennisation du financement de leurs structures. Ils devront d’abord remplir les conditions retenues pour leur agrément s’ils désirent être soutenus sur une longue durée. Parmi les obligations à respecter, la structure doit être en mesure d’apporter un service d’aide au domicile des victimes. La proposition ne concerne pas encore les treize autres cellules d’aide aux victimes dépourvues de service ambulatoire.

Des chiffres qui interpellent

Pour rappel, 28 000 femmes en Wallonie affirmaient en janvier 2015 avoir subi des violences physiques ou sexuelles au cours des 12 derniers mois. Pour améliorer la prise en charge des victimes, le ministre wallon de l’Action sociale et de l’Égalité des chances, Maxime Prévot souhaitait renforcer la collaboration avec le secteur. Étaient alors concernés : les maisons d’accueil et les services ambulatoires d’aide aux victimes, les services de prise en charge des auteurs de violences, les centres de planning familial, les services de santé mentale et les services d’aide aux victimes dans les zones de police.



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