Près de 20% des travailleurs à double emploi oeuvrent dans le secteur médico-social.

Près de 20% des travailleurs à double emploi oeuvrent dans le secteur médico-social.

En Belgique, 4,4% de la population active déclare exercer deux emplois. En ce qui concerne les travailleurs salariés, ils sont près de 20% à exercer dans les secteurs de la santé et de l’action sociale.

Le nombre de doubles professionnels serait en augmentation en Belgique , atteignant presque les 200 000 travailleurs en 2014 selon des chiffres dévoilés par Le Vif - L’Express. S’ils sont majoritairement représentés dans le secteur médico-social, l’explication tiendrait dans la flexibilité des temps de travail et le désir d’enrichissement professionnel.

Le secteur médico-social, favorable au cumul d’emplois ?

Sur l’ensemble des travailleurs cumulant deux emplois en Belgique, 14,9% exercent en tant que professionnel de la santé ou acteur social. En ce qui concerne les salariés uniquement, ils atteignent 19,9%. Ils sont suivis de près par les travailleurs du secteur de l’enseignement, qui représentent 12,9% des cas.

D’après Stephan Moens, conseiller général au SPF Economie, toujours pour Le Vif, c’est notamment la souplesse des temps de travail qui expliquerait ces chiffres. Selon lui, ces statistiques représentent pour beaucoup les enseignants ou les médecins qui exercent dans différentes structures en même temps : temps partiels dans plusieurs écoles, ou activité d’indépendant en parallèle d’un poste à l’hôpital.

Double emploi : quelles motivations ?

Dans ces secteurs en particulier, les populations seraient 60% à exercer leur seconde activité en tant qu’indépendant. Or, l’activité double de ces travailleurs ne servirait pour certains qu’à limiter l’imposition sur le revenu. En forte baisse, le salaire supplémentaire n’assurerait qu’un apport financier moindre pour cette catégorie, dont la hauteur ne s’élevait plus qu’à 3700 euros par an en 2013 contre 4500 en 2009.

Si le double emploi est parfois motivé par la contrainte financière, il correspondrait néanmoins pour une grande partie des travailleurs à un choix d’enrichissement professionnel. De façon générale, ce sont 2,3% des personnes à faible degré d’études qui cumulent un emploi, contre 5,3% des travailleurs ayant un degré d’études élevé. Pour ces derniers, il ressort que le double emploi représente souvent une opportunité de transition vers un statut d’indépendant. Ce serait un moyen de se lancer en douceur vers une nouvelle activité, avant de reprendre le poste secondaire à titre principal.



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.