Prisons : un Masterplan pour la surpopulation et le meilleur accueil des internés

Prisons : un Masterplan pour la surpopulation et le meilleur accueil des internés

Un nouveau Masterplan Prisons voit le jour pour lutter contre la surpopulation et offrir des soins de qualité aux internés.

Les Ministres De Block (Santé), Geens (Justice) et Jambon (Intérieur) ont établi ensemble un Masterplan qui veut contrer la surpopulation dans les établissements et rénover l’infrastructure pénitentiaire. Il entend également rendre celle-ci plus adaptée à la réinsertion des détenus et offrir des alternatives à l’application des peines classiques. Simultanément, les Ministres Geens et De Block ont élaboré un Masterplan Internement qui promet une infrastructure adaptée et un accompagnement conforme à la dignité humaine à tous les internés. Le Conseil des Ministres restreint a donné son feu vert.

Une vision globale qui repose sur quatre piliers

La vision globale du Masterplan repose sur quatre piliers :

1. Nouvelles prisons / extension de prisons existantes
- Construction d’une nouvelle prison à Bourg-Léopold et à Vresse-sur-Semois ;
- Remplacement de la maison d’arrêt de Lantin. Cet établissement héberge actuellement quelque 500 détenus (200 condamnés et 300 en préventive) dans des conditions inadaptées. La maison d’arrêt sera remplacée par :

1) Verviers : reconstruction de Verviers en maison d’arrêt de 240 places ;

2) Région de Liège : une nouvelle maison d’arrêt de 312 places à construire, à proximité de l’actuelle ;

3) Ypres : extension de la prison existante avec 56 places (capacité actuelle : 67 places) afin d’accroître l’efficience de l’établissement.

2. Rénovation de prisons existantes

Merksplas : rénovation du site existant en prison d’une capacité de 400 places pour des détenus à profil adapté (peines de longue durée, détenus plus âgés, détenus présentant des affections psychiques spécifiques, etc.).

3. Politique de détention différenciée
- Des maisons de transition verront le jour, pour un total de 100 places : il s’agit de projets de petite échelle dans lesquels des détenus, sélectionnés sur la base d’une série de critères, se voient offrir la chance, de passer la dernière partie de la peine dans une maison, où ils bénéficient d’une assistance et d’un accompagnement intenses qui doivent leur permettre se réinsérer.
- Un établissement avec un niveau de sécurité moindre sera érigé en Flandre, sur le site d’une prison existante :

1) Ruiselede : extension avec 50 places ;

- Un établissement avec un niveau de sécurité moindre sera érigé en Wallonie, sur le site d’une prison existante :

1) Jamioulx : extension avec 50 places.

4. Masterplan Internement : 860 places supplémentaires

Chaque interné dans notre pays doit bénéficier d’une place au sein d’une structure adaptée. Sur cette base, sont prévus :
- 120 places supplémentaires pour internés en Flandre à Alost ;
- 240 places au sein d’établissements existants de soins psychiatriques légaux ou du circuit de soins régulier en Flandre et à Bruxelles ;
- un total de 500 places dans deux nouveaux établissements pour internés, à construire, en Wallonie :

1) un CPL en Brabant wallon d’une capacité de 250 places ;

2) et un nouveau CPL à Paifve d’une capacité de 250 places ; l’établissement existant devient un établissement pour détenus ;

- un certain nombre de projets d’extension de moindre taille dans le circuit de soins existant ;
- et un soutien suffisant pour favoriser le passage vers le circuit régulier.

Une vision sur le long terme

La vision à long terme du Masterplan doit aider à remédier aux problèmes que connaissent nos prisons, sur lesquels la Belgique est régulièrement interpelée, notamment par des instances internationales de protection des droits de l’homme. Il s’agit entre autres de :
- surpopulation et problèmes d’infrastructure ;
- conditions de vie inhumaines dans certains établissements ;
- infrastructure inadaptée à la réalisation de la réinsertion des détenus ;
- environnement de travail dangereux pour le personnel de surveillance et de soutien ;
- impossibilité de fait de mettre place et de mener une politique en matière de différenciation des peines ;
- manque d’infrastructures adaptées hors des prisons pour les soins et l’accompagnement des internés.



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