Privatisation des structures de soins de santé : mieux saisir la complexité du secteur

Privatisation des structures de soins de santé : mieux saisir la complexité du secteur

A l’heure du débat sur la privatisation des structures de soins de santé, il parait intéressant de mieux saisir la complexité du secteur.


- La maltraitance contre les personnes âgées est toujours présente
- Les soins sont-ils réellement accessibles en Belgique ?

En Belgique, trois modes de financements existent pour le secteur des soins de santé : public, privé et ASBL. Même si nous sommes aujourd’hui touchés par le phénomène de privatisation successif du système des soins de santé, cette privatisation demeure essentiellement non-marchande. En Belgique, la situation est particulière car le système des soins de santé est en grande partie aux mains des ASBL.

Quelle gestion opérationnelle ?

Pour les structures gérées par le public et le privé associatif, la rémunération d’actionnaires est inexistante. Leur modèle économique repose sur le réinvestissement total de leurs bénéfices dans la structure dont ils sont en charge. Aujourd’hui, il s’agit de la tendance majoritaire dans les hôpitaux. Les structures commerciales rémunèrent leurs actionnaires sur base de l’occupation de bâtiments ou de la dispensation des soins . Cette situation concerne un grand nombre de maisons de repos, mais aussi des services de catering, blanchisserie, services techniques médicaux (radiologie ou laboratoires) des hôpitaux.

D’éventuels partenariats futurs ?

Dans un contexte de restrictions budgétaires, avoir des établissements de soins privés et publics/associatifs peut être avantageux. Un mélange sain où les acteurs se complètent via une concurrence sur la plus-value qu’ils créent pourrait par exemple être favorisé. Autre élément à prendre en compte : les partenariats public – privé, qui sont encore peu fréquents dans les soins de santé.

Privatisation rampante =danger

Il faut néanmoins rester vigilant par rapport au phénomène de commercialisation. Même si ce n’est pas encore le cas, le risque d’une privatisation rampante des hôpitaux dans les prochaines années est présent. Or ce n’est pas le souhait des hôpitaux, mais bien la situation délicate du Gouvernement qui pousse à cela. La question de la qualité des soins, de la sélection des risques en fonction de leur rentabilité devra alors se poser, si le système devait se réorganiser.



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