Quand l'insertion socio-professionnelle passe par les ARAE

Quand l'insertion socio-professionnelle passe par les ARAE

Du fédéral aux entités fédérées, l’emploi est au cœur de toutes les préoccupations. Le contexte actuel de chômage massif obscurcit en effet durablement le plan de relance économique de la Belgique. Diverses initiatives tentent donc de régler le problème de l’emploi et parmi elles, les Ateliers de Recherche Active d’Emploi (ARAE).


- Exaris Intérim : plus qu’un accompagnement, une éducation à la vie professionnelle

- Consultation sociale : à profil spécifique, réponse spécifique

Au nombre de 21, les Ateliers de Recherche Active d’Emploi (ARAE) sont dispersés un peu partout sur le territoire bruxellois. Soutenus depuis 1991 par Actiris, les ARAE sont subventionnés à hauteur de 1.633.180 euros par an. Dès janvier 2015 et le début d’une nouvelle convention pour les ARAE, l’organisme bruxellois de l’emploi compte cependant accroître la capacité d’accueil et pour ce faire, le budget alloué sera augmenté de circa 2 millions d’euros.

Tous unis contre le chômage

En outre, les Ateliers de Recherche active d’Emploi s’inscrivent dans une démarche européenne d’investissement pour la croissance et l’emploi en Région bruxelloise. Aux subsides d’Actiris, s’ajoutent donc aussi un cofinancement du Fonds Social Européen.

Car, les chiffres record en matière de chômage dans la Région de Bruxelles-Capitale donnent du grain à moudre. D’après le bilan le plus récent, le taux de chômage atteint 21,2% de la population active à Bruxelles et grimpe à 31,3% chez les jeunes. Et c’est dans un tel contexte qu’interviennent les ARAE, qui ont la tâche ardue de faciliter l’insertion rapide et durable des chercheurs d’emploi sur le marché du travail. Rien que ça, me direz-vous...

Accompagner et outiller les demandeurs d’emploi

Concrètement, les Ateliers de Recherche active d’Emploi proposent une aide à l’insertion et à la réinsertion professionnelle qui se décline en plusieurs méthodes selon les spécificités de chacun : orientation professionnelle, apprentissage de savoir-faire comportementaux appliqués à la vie professionnelle, amélioration du curriculum vitae, rédaction de lettres de candidature, prise de contacts avec les entreprises, préparation à l’entretien d’embauche, etc. Les séances se déroulent généralement en groupe, mais il est également possible d’avoir des entretiens individuels pour un accompagnement spécialisé.

Parallèlement, l’idée d’un tel espace est aussi de redonner confiance aux chercheurs d’emploi en développant leur assertivité et leurs aptitudes.

De la garantie Jeunes au matching de compétences

Si la démarche est ouverte à tout public, les ARAE ont néanmoins développé des actions spécifiques pour les 15-29 ans dans le cadre du Plan d’action Garantie Jeunes d’Actiris. Ce programme concerne environ 12 000 jeunes et vise à leur proposer une offre de qualité portant sur un emploi, un complément de formation, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois suivant leur sortie de l’enseignement ou la perte d’un emploi.

Par ailleurs, l’accent est aussi mis sur le matching des compétences entre les chercheurs d’emploi et les offres d’emploi. Et c’est d’ailleurs ici que le bât blesse, puisque selon la Fédération des Entreprises de Belgique, le marché de l’emploi en métropole bruxelloise « se débat avec une inadéquation criante entre l’offre et la demande, plus particulièrement chez les travailleurs peu qualifiés. » Cela résulterait d’une part d’une évolution de la demande (offres d’emploi) vers des postes plus qualifiés, et d’autre part d’un afflux croissant de personnes à qualification réduite du côté de l’offre.

Chantale Schockaert est coordinatrice de l’asbl ARAE de Woluwe-Saint-Lambert. Elle accompagne quotidiennement des demandeurs d’emploi dans leur recherche. Elle souligne : « Si les offres d’emploi ne correspondent pas toujours au profil des répondants, c’est loin d’être le seul problème que nous rencontrons. Un autre point noir est qu’il est très difficile d’avoir des personnes motivées. Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas venir et l’asbl réussit difficilement à atteindre ce type de public. »

Dès lors, un des défis transversaux de ces politiques sociales de remise à l’emploi pourrait être de travailler à un changement de mentalités, nécessaire pour retrouver le goût du travail dans un marché de l’emploi en pleine crise...

Delphine Hotua



Commentaires - 2 messages
  • tous ce qu il font c est vous convoquer ,vous demamder vos 10 recherche d emploipardon pour celui qui n en a pas et ensuite si vous demander un renseignement ,,,,je ne sait pas ce n est pas mon secteur ,mais m de a la fin ddonner moi une place derriere un bureau ca je sait le faire aussi ,il n y a aucune coordination entre tous les services aucune compassion pour les chomeur non mais vous foutre dehors ca ils savent tous

    rebelle jeudi 23 octobre 2014 18:33
  • Investir pour former les chercheurs d'emploi ?!?
    Si le marché de l'emploi se rétrécit à vue d'oeil... quelle est la pertinence de ce système à part le contrôle social pour supprimer les allocations (qui rappelons-le est un droit acquis durement par les travailleurs qui nous ont précédés aux siècles passés) ????
    Pourquoi ne pas relancer l'économie par la demande (salaires/allocations, petite entreprises, etc.) en allant chercher l'argent là où il est (amnistie fiscale des grandes fortunes, cadeaux aux grosses entreprises, etc.) ?!?

    Maggyta jeudi 30 octobre 2014 10:07

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