Qui prendra en charge nos "vieux" ?

Qui prendra en charge nos

Le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans doublera d’ici 2060. Pour combler les besoins de prise en charge des aînés, il faudrait créer de 3500 à 7000 lits par an en maisons de repos ou résidences. Qui résoudra cette difficile équation ?

Le vieillissement de la population constitue un énorme enjeu pour les décennies futures et l’on peut se poser la question qui fâche : qui prendra en charge les personnes âgées ? A l’heure actuelle, les solutions proposées ne sont déjà pas suffisantes. Qu’en sera-t-il lorsque la croissance des demandes de besoins s’intensifiera encore ? Dès 2060, le nombre des plus de 60 ans aura doublé au sein de la population belge, passant de près de 600 000 personnes en 2014 à 1,3 millions. Des différences sont à noter au niveau régional : le vieillissement de la population sera moins prononcé en région bruxelloise (qui attire davantage de jeunes ménages) qu’en Flandre, où le taux est le plus élevé.

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Changements de ménages

La problématique de la prise en charge des personnes âgées est multifactorielle. D’une part, nous vivons plus longtemps, d’autre part, nos modes de vies ont fortement évolué ces dernières décennies. Peu de familles accueillent encore les aînés dans leur domicile et les tailles ou modes de ménages sont plus diversifiées qu’auparavant. Le modèle de la famille nucléaire (papa, maman et deux-trois enfants) devenant minoritaire. Les prospectives de l’Institut des statistiques belge pour 2014-2060 reposent sur des hypothèses concernant l’évolution des différentes formes de vie communes et font aussi apparaître une diminution de la taille moyenne des ménages. Ces derniers passeraient ainsi de 2,3 individus par ménage en 2014 à 2,1 en 2060. Cela s’explique par une hausse de la part de ménages isolés (liée au vieillissement de la population) et dans une moindre mesure, de la part des familles monoparentales.

Un manque de lits

Face aux changements sociétaux et familiaux, beaucoup de personnes âgées en perte d’autonomie, sont dirigées vers des établissements spécialisés. Mais pour que les aînés puissent bénéficier d’un encadrement adapté, 300 000 lits devraient être créés dans les maisons de repos et les résidences. Une croissance importante, qui n’est déjà pas absorbée à l’heure actuelle, puisque 135 000 places sont disponibles, alors qu’il en faudrait 150 000*. Pourtant, près de 2000 lits sont ajoutés chaque année, mais ce nombre n’est toujours pas suffisant. Il en faudrait 3500 de plus par an, voire de 6000 à 7000 après 2025. Mais cela a un coût ! Les interventions publiques sont limitées et une certaine frilosité s’impose face aux initiatives privées, davantage basées sur la rentabilité de grands groupes. Conclusion : le politique devra prendre rapidement cette problématique à bras le corps !

Sandra Evrard

*Chiffres cité dans une étude de la société Cushman & Wakefield



Commentaires - 1 message
  • A 53 ans, je cherche un bon toit pour mes vieux jours. Choisir d'abord un quartier(de ville ou village), puis une vaste maison visible et accessible, qui deviendra le siège local de "Le Quartier de Pâtisserie", c'est-à-dire la pâtisserie de quartier, espace public communautaire, sorte de marché couvert où s'échangent des services et se vendent des biens. J'aime RANCE!!!

    Je Narre jeudi 27 octobre 2016 09:49

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