Radicalisation en IPPJ : la formation des éducateurs commence

Radicalisation en IPPJ: la formation des éducateurs commence

En Belgique, 5 jeunes radicaux séjournent actuellement en IPPJ par décision du juge de la jeunesse. En mars, Rachid Madrane ouvre des formations de prévention contre le radicalisme dédiées aux éducateurs.

En faisant de la radicalisation des jeunes son cheval de bataille, Rachid Madrane (PS) annonçait en janvier dernier son intention de doter les acteurs sociaux des outils nécessaires pour contrer l’extrémisme. Alors que la Belgique cherche des solutions de placement pour ses jeunes radicalisés dans les IPPJ, le ministre de l’Aide à la jeunesse répond aux inquiétudes des éducateurs : les formations de déradicalisation débuteront en mars.

5 jeunes radicaux dans les IPPJ belges

En Belgique, depuis l’été dernier, 5 jeunes radicaux ont été placés en IPPJ alors qu’ils prévoyaient de partir combattre en Syrie auprès des terroristes. Ces arrestations préventives suivies d’un placement en institution sont aujourd’hui possibles, en accord avec les dernières mesures anti-terroristes. Selon la loi, il est désormais considéré comme une infraction au code pénal de manifester du soutien ou une intention de participer à une activité terroriste. Si les acteurs sociaux s’inquiètent du nombre de places dans les structures d’accueil d’une part, et de la problématique du regroupement des endoctrinés religieux d’autre part, Rachid Madrane a prévu des formations de déradicalisation pour aider les professionnels à la prise en charge des jeunes radicaux.

Formation des éducateurs pour la déradicalisation

A partir de mars, le ministre chargé de l’Aide à la jeunesse propose aux acteurs sociaux une formation d’aide à la prévention contre le radicalisme. Le programme de la formation se présente en trois temps :

- formation générale sur la culture et la religion musulmane

- formation sur le processus de radicalisation

- formation sur la prise en charge de ceux qui reviennent de terrain de guerre

En s’étalant sur ces trois niveaux d’instruction, cette formation vise à doter les éducateurs de connaissances élargies sur la culture musulmane et l’Islam. Pour les professionnels sociaux, il s’agit non seulement d’être en mesure d’ouvrir le dialogue avec les jeunes radicalisés mais aussi de prévenir la montée de l’extrémisme dans les centres fermés, en sachant en détecter et comprendre les signes. Si les centres fermés de Belgique n’accueillent pas, pour l’instant, de jeunes revenus de Syrie, il est important pour Rachid Madrane de se tenir prêts avec une cellule de prise en charge post-traumatique alliée à la déconstruction des discours radicaux.

Une commission contre le radicalisme au Sénat

Les sénateurs sont actuellement en train de discuter la création d’une commission dédiée à la lutte contre le radicalisme. L’objectif du Sénat est d’établir ainsi une liaison entre les différentes décisions prises par les parlements belges, et garder une ligne d’action cohérente face à la radicalisation. Plus que jamais devant l’ampleur du phénomène, les institutions belges ont besoin d’agir soudées.



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