Réduction du séjour en maternité : les sages-femmes au feu ?

Réduction du séjour en maternité : les sages-femmes au feu ?

Depuis le 1er janvier dernier, le séjour en maternité est raccourci d’un demi-jour. Une aubaine pour les sages-femmes libérales, mais les salariées craignent pour leur emploi.


- Sage-femme : le guide pratique du métier
- Sages-femmes, doulas, infirmières : quelle différence ?

Cela fait six mois que les mamans ne passent plus que 3 jours au lieu de 3,5 jours, en maternité, lors de leur accouchement. Si pour les sages-femmes indépendantes (une minorité dans la profession), il peut s’agir d’une opportunité de travail supplémentaire, à l’union professionnelle des sages-femmes (UpSfb), on se montre inquiètes pour les salariées.

Emploi versus naissances

La réduction du séjour en maternité a un impact direct sur le nombre d’équivalents temps-plein. L’UpSfb réclame des garanties quant à l’emploi et suggère notamment que le calcul relatif au personnel nécessaire soit basé sur le nombre de naissances et non pas sur les jours d’hospitalisation.

Une meilleure information

L’autre inquiétude soulevée par la profession est le manque d’information systématique, auprès des jeunes mamans, sur la possibilité de faire appel à une sage-femme, lors du retour à domicile. Cette information est inégale d’une maternité à l’autre. Beaucoup de mamans ignorent encore ce service (dans lequel intervient la mutuelle) et l’offre de soins qui en découlent, lorsqu’elles sortent de l’hôpital. Une uniformisation du suivi post-natal serait souhaitable.

Sandra Evrard

Lire aussi :

La réduction du séjour en maternité : une aubaine pour les sages femmes



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.