Réforme de la protection de la jeunesse
La réforme de la protection de la jeunesse est passé en troisième lecture au Gouvernement ce vendredi. Le projet vise tant à consacrer légalement certaines pratiques qui se sont développées ces dernières années, qu’à introduire certaines innovations dans la prise en charge du mineur.
L’avant-projet élargit l’éventail des mesures du Juge : médiation réparatrice, prestations éducatives et d’intérêt général, placements adaptés à la personnalité du mineur (psychiatrie, toxicomanie). Le but est de désengorger les IPPJ des jeunes qui n’y sont pas à leur place.
La responsabilisation du mineur et de ses parents est au centre du projet de loi. Le jeune pourra proposer au juge un plan de "mesures" auxquelles il est prêt à se soumettre. Les parents seront systématiquement convoqués, et le juge pourra ordonner aux parents démissionnaires de suivre un stage parental.
En cas de dessaisissement (mesure exceptionnelle permettant de renvoyer, dans des cas graves, le dossier devant un juge ordinaire), le jeune en détention préventive sera placé dans un centre fermé spécifique, afin d’éviter les influences criminogènes des prisons.
Cette dernière version a été soumise aux professionnels de terrain et à une concertation avec les Communautés, ce qui a permis de mettre à jour certains éléments.
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